________________________[Deux Pianos]______________________
Autres chroniques:
Que tal (1991)
Rimes féminines (1996)
Assassins sans couteaux (1998)
Le festin de Juliette (2002)
Mutatis mutandis (2005)
Bijoux et babioles (2008)
No Parano (2011)
Que tal (1991)
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Assassins sans couteaux (1998)
Le festin de Juliette (2002)
Mutatis mutandis (2005)
Bijoux et babioles (2008)
No Parano (2011)
Juliette est là. Avec son piano. Mais elle n'est pas toute seule pour monter sur la scène de la Salle Gaveau.
Elle est accompagnée par un second piano, Didier Gorret. Ce spectacle donnera lieu à ce cd en concert sobrement intitulé "Deux pianos" qui sortira en 1998. La dame à l'accent pierreux (d'emprunt mais bougrement authentique) de
Toulouse reprend dans ce disque 14 titres dont des interprétations de Fréhel, Léo Ferré, Jean Guidoni, Brel, Catherine Sauvage. On retrouve aussi quelques titres qui avaient déjà fait les honneurs de Que tal (1991) un autre album en public enregistré au théâtre Dejazet en 1991. "Le p'tit non", "Sur l'oreiller" et "Les romanichels" sont sur la set-list de la dame en noir depuis quelques années déjà.
Et on ne va pas s'en plaindre.
Set-List
1. La petite fille au piano (4:55)
2. Le p'tit non (2:40)
3. Revue de détail (4:42)
4. Sur l'oreiller (5:39)
5. Un monsieur me suit dans la rue (5:53)
6. Les timides (4:49)
7. La belle abbesse (5:47)
8. La Joconde (2:00)
9. La ballade d'Éole (5:18)
10. Les romanichels (6:21)
11. Papier buvard (4:04)
12. Tout fout l'camp (4:52)
13. Tout est bon dans l'cochon (4:52)
14. Berceuse pour Carlitos (7:15)
Applaudissements, puis d’une voix de petite fille, Juliette entonne "La petite fille au piano" et "Le p'tit non", parabole sur la mort et ses diverses formes. Comique troupier revue à la sauce Juliette pour "Revue de détail" puis valse lente de "Sur l'oreiller" où les brumes de l’enfance enfouies ressurgissent.
"Un monsieur me suit dans la rue", couplets mortuaires et refrains en tombeaux puis, en équilibre instable, "Les timides" à la lueur palpitante. Histoire de beuveries et de troussages sur "La belle abbesse" où Juliette prend
l’accent gras et grave des faubourgs. Puis elle donne la parole à "La Joconde" qui donne son opinion sur elle-même
et nous traduit sa vision du monde.
"La ballade d'Éole", qui profite de tous les vents du monde pour souffler ses jeux de mots. "Les romanichels", où l’enlèvement illusoire et poétique par des forains, dans des rêves d’espérances. Les différences de niveau sonore
sont multiples sur ce disque et assez pénibles par ailleurs comme pour "Papier buvard", pour lequel il faudra monter
le volume pour apprécier toute l’étendue de ces rêves de papier et de mémoire d’écriture.
Orage de piano et tourmentes sur "Tout fout l'camp" (baisser le volume…) puis un petit intermède, hélas inaudible,
où le public rie aux boutades de l’artiste. "Tout est bon dans l'cochon", qui fait, en valsant, le tour du porc. Final
avec "Berceuse pour Carlitos" qui s’étire sur des rimes murmurantes à l’agonie lyrique, puis l’artiste a droit à deux minutes, montre en main, d’applaudissements ininterrompus.
Juliette conquis une nouvelle fois en public. On n’en dira pas autant de l’ingénieur du son qui mixa cet album, entreprise qui lui vaudra certainement, la palme du trou d’air ou du trou d’autre chose.
Reste heureusement la dame qui prend elle toute sa dimension sur scène. Et çà, c’est toujours bon à prendre.
Toulouse reprend dans ce disque 14 titres dont des interprétations de Fréhel, Léo Ferré, Jean Guidoni, Brel, Catherine Sauvage. On retrouve aussi quelques titres qui avaient déjà fait les honneurs de Que tal (1991) un autre album en public enregistré au théâtre Dejazet en 1991. "Le p'tit non", "Sur l'oreiller" et "Les romanichels" sont sur la set-list de la dame en noir depuis quelques années déjà.
Et on ne va pas s'en plaindre.
Set-List
1. La petite fille au piano (4:55)
2. Le p'tit non (2:40)
3. Revue de détail (4:42)
4. Sur l'oreiller (5:39)
5. Un monsieur me suit dans la rue (5:53)
6. Les timides (4:49)
7. La belle abbesse (5:47)
8. La Joconde (2:00)
9. La ballade d'Éole (5:18)
10. Les romanichels (6:21)
11. Papier buvard (4:04)
12. Tout fout l'camp (4:52)
13. Tout est bon dans l'cochon (4:52)
14. Berceuse pour Carlitos (7:15)
Applaudissements, puis d’une voix de petite fille, Juliette entonne "La petite fille au piano" et "Le p'tit non", parabole sur la mort et ses diverses formes. Comique troupier revue à la sauce Juliette pour "Revue de détail" puis valse lente de "Sur l'oreiller" où les brumes de l’enfance enfouies ressurgissent.
"Un monsieur me suit dans la rue", couplets mortuaires et refrains en tombeaux puis, en équilibre instable, "Les timides" à la lueur palpitante. Histoire de beuveries et de troussages sur "La belle abbesse" où Juliette prend
l’accent gras et grave des faubourgs. Puis elle donne la parole à "La Joconde" qui donne son opinion sur elle-même
et nous traduit sa vision du monde.
"La ballade d'Éole", qui profite de tous les vents du monde pour souffler ses jeux de mots. "Les romanichels", où l’enlèvement illusoire et poétique par des forains, dans des rêves d’espérances. Les différences de niveau sonore
sont multiples sur ce disque et assez pénibles par ailleurs comme pour "Papier buvard", pour lequel il faudra monter
le volume pour apprécier toute l’étendue de ces rêves de papier et de mémoire d’écriture.
Orage de piano et tourmentes sur "Tout fout l'camp" (baisser le volume…) puis un petit intermède, hélas inaudible,
où le public rie aux boutades de l’artiste. "Tout est bon dans l'cochon", qui fait, en valsant, le tour du porc. Final
avec "Berceuse pour Carlitos" qui s’étire sur des rimes murmurantes à l’agonie lyrique, puis l’artiste a droit à deux minutes, montre en main, d’applaudissements ininterrompus.
Juliette conquis une nouvelle fois en public. On n’en dira pas autant de l’ingénieur du son qui mixa cet album, entreprise qui lui vaudra certainement, la palme du trou d’air ou du trou d’autre chose.
Reste heureusement la dame qui prend elle toute sa dimension sur scène. Et çà, c’est toujours bon à prendre.





