______________________[Decade Of Aggression]_________________
A l'identique du No sleep til Hammersmith des non moins bruyants Motorhead, ce "Decade of Aggression" est un incontournable du concert métal qui détruit.
aptisons-les d'entrée "Immortal Slayer", car l'énergie déployée par un groupe comme celui-ci ne peut pas disparaitre.
Après 5 albums studios, les rugissants de Slayer décidaient de coucher 21 de leurs brulôts en les répartissant sur
deux galettes chauffées à blanc. Ce fût chose faite en 1991 avec ce double live à la pochette rougeoyante. Mais revenons un peu aux origines du combo trash-métal:
Formé en 1981 par deux malades de la six-cordes Kerry King et Jeff Hanneman, Slayer n'est ni plus ni moins qu'un des chefs de file du mouvement speed-trash. L'album "Reign in Blood" délivré en 1986 sort la même année que le Master of puppets de Metallica et devient aussi un classique du genre. Le propos de Slayer autant dans sa musique que dans ses textes est hyper violent et les sujets abordés, la guerre, la religion ou le satanisme ont soulevés quelques critiques de la part de certaines associations. Le guitariste Jeff Hanneman est fasciné par l'Allemagne nazie comme
son homologue à quatre cordes Lemmy Kilmister de Motorhead d'ailleurs et l'autre gratteur de ficelles Kerry King avoue tout bonnement être un ardent défenseur de la peine de mort et du libre port d'armes à feu.
Cependant Slayer n'a jamais cherché à convertir ou imposer ses points de vue et n'a rien d'un groupe de
propagande.
Tom Araya: Chant, basse
Kerry King: Guitare
Jeff Hanneman: Guitare
Dave Lombardo: Batterie
CD 1:
01. Hell Awaits
02. The Anti-Christ
03. War Ensemble
04. South Of Heaven
05. Raining Blood
06. Altar Of Sacrifice
07. Jesus Saves
08. Dead Skin Mask
09. Seasons In The Abyss
10. Mandatory Suicide
11. Angel Of Death
CD :
01. Hallowed Point
02. Blood Red
03. Die By The Sword
04. Black Magic
05. Captor Of Sin
06. Born Of Fire
07. Postmortem
08. Spirit In Black
09. Expendable Youth
10. Chemical Warfare
Public chauffé à blanc et, tapis dans l'ombre, des borborygmes inaudibles touillés par des guitares en ébullition.
Telle est l'intro de "Hell awaits" avec un long passage plombé avant un déluge de riffs accélérés qui risque d'arracher au démarrage, vos enceintes uniques et préférées. Difficile de headbanger à une telle vitesse sans se fracturer
quelques cervicales. "The Anti-Christ" et "War Ensemble" aux paroles hurlées continuent à faire tourner la
moulinette trash-métal à plein régime. Soupape d'air frais si l'on peut dire avec "South Of Heaven", plus mesuré et deux traits enflammés par la rage, le court mais excellent "Raining Blood" puis "Altar Of Sacrifice" dans la continuité.
La voix de Tom Araya est bien souvent noyée dans le magma des guitares, creuset de l'enfer alimenté par le couple King/Hanneman. A partir de là, les choses se calment plus ou moins avec des titres au tempo plus lourd qui laisse apprécier la machinerie Slayer dans le moindre de ses rouages. "Jesus Saves", mi-figue, mi-raisin, "Dead Skin
Mask" au riff obsédant, le très beau et sombre "Seasons In The Abyss". "Mandatory Suicide" réveille le mort qui est en vous puis une dernière déflagration sonique avec l'ultra-rapide "Angel Of Death" qui clôture la première partie de ce concert.
Suite de l'agression sur le second cd avec "Hallowed Point" qui introduit une nouvelle furie puis "Blood Red" qui
offre un bouquet de riffs à l'unisson déposé sur l'autel du trash. Excellente offensive avec le superbe "Die By The Sword" aux différentes ambiances avant d'attaquer un trio de flèches métal brûlantes "Black Magic", "Captor Of
Sin" à la vitesse inouïe, "Born Of Fire" qui ferme cette trilogie dans un déluge d'accélération furieuse. Le tempo est tellement intense que la rythmique est difficilement discernable. "Postmortem", à sa façon, calme plus ou moins le jeu en revenant à quelque chose de moins stroboscopique suivi du très bon "Spirit In Black".
Trop linéaire "Expendable Youth" seule verrue de ce double-album puis la synthèse totale avec "Chemical Warfare" qui effectue un dernier tour de piste à une vitesse plus qu'honorable.
Comme dit plus haut, ce double live reste le meilleur témoignage de Slayer en public, condensé de furie trash-métal exécuté par des forgerons-orfèvres en la matière.
Il est certain que cela ne concerne qu'un échantillon de la population, mais cette petite communauté, dont je me
targue de faire partie, adoreront cette grand-messe qui n'a pas trouvé encore d'équivalent et qui conserve la
première marche du podium.
Définitivement "Immortal Slayer".
Après 5 albums studios, les rugissants de Slayer décidaient de coucher 21 de leurs brulôts en les répartissant sur
deux galettes chauffées à blanc. Ce fût chose faite en 1991 avec ce double live à la pochette rougeoyante. Mais revenons un peu aux origines du combo trash-métal:
Formé en 1981 par deux malades de la six-cordes Kerry King et Jeff Hanneman, Slayer n'est ni plus ni moins qu'un des chefs de file du mouvement speed-trash. L'album "Reign in Blood" délivré en 1986 sort la même année que le Master of puppets de Metallica et devient aussi un classique du genre. Le propos de Slayer autant dans sa musique que dans ses textes est hyper violent et les sujets abordés, la guerre, la religion ou le satanisme ont soulevés quelques critiques de la part de certaines associations. Le guitariste Jeff Hanneman est fasciné par l'Allemagne nazie comme
son homologue à quatre cordes Lemmy Kilmister de Motorhead d'ailleurs et l'autre gratteur de ficelles Kerry King avoue tout bonnement être un ardent défenseur de la peine de mort et du libre port d'armes à feu.
Cependant Slayer n'a jamais cherché à convertir ou imposer ses points de vue et n'a rien d'un groupe de
propagande.
Tom Araya: Chant, basse
Kerry King: Guitare
Jeff Hanneman: Guitare
Dave Lombardo: Batterie
CD 1:
01. Hell Awaits
02. The Anti-Christ
03. War Ensemble
04. South Of Heaven
05. Raining Blood
06. Altar Of Sacrifice
07. Jesus Saves
08. Dead Skin Mask
09. Seasons In The Abyss
10. Mandatory Suicide
11. Angel Of Death
CD :
01. Hallowed Point
02. Blood Red
03. Die By The Sword
04. Black Magic
05. Captor Of Sin
06. Born Of Fire
07. Postmortem
08. Spirit In Black
09. Expendable Youth
10. Chemical Warfare
Public chauffé à blanc et, tapis dans l'ombre, des borborygmes inaudibles touillés par des guitares en ébullition.
Telle est l'intro de "Hell awaits" avec un long passage plombé avant un déluge de riffs accélérés qui risque d'arracher au démarrage, vos enceintes uniques et préférées. Difficile de headbanger à une telle vitesse sans se fracturer
quelques cervicales. "The Anti-Christ" et "War Ensemble" aux paroles hurlées continuent à faire tourner la
moulinette trash-métal à plein régime. Soupape d'air frais si l'on peut dire avec "South Of Heaven", plus mesuré et deux traits enflammés par la rage, le court mais excellent "Raining Blood" puis "Altar Of Sacrifice" dans la continuité.
La voix de Tom Araya est bien souvent noyée dans le magma des guitares, creuset de l'enfer alimenté par le couple King/Hanneman. A partir de là, les choses se calment plus ou moins avec des titres au tempo plus lourd qui laisse apprécier la machinerie Slayer dans le moindre de ses rouages. "Jesus Saves", mi-figue, mi-raisin, "Dead Skin
Mask" au riff obsédant, le très beau et sombre "Seasons In The Abyss". "Mandatory Suicide" réveille le mort qui est en vous puis une dernière déflagration sonique avec l'ultra-rapide "Angel Of Death" qui clôture la première partie de ce concert.
Suite de l'agression sur le second cd avec "Hallowed Point" qui introduit une nouvelle furie puis "Blood Red" qui
offre un bouquet de riffs à l'unisson déposé sur l'autel du trash. Excellente offensive avec le superbe "Die By The Sword" aux différentes ambiances avant d'attaquer un trio de flèches métal brûlantes "Black Magic", "Captor Of
Sin" à la vitesse inouïe, "Born Of Fire" qui ferme cette trilogie dans un déluge d'accélération furieuse. Le tempo est tellement intense que la rythmique est difficilement discernable. "Postmortem", à sa façon, calme plus ou moins le jeu en revenant à quelque chose de moins stroboscopique suivi du très bon "Spirit In Black".
Trop linéaire "Expendable Youth" seule verrue de ce double-album puis la synthèse totale avec "Chemical Warfare" qui effectue un dernier tour de piste à une vitesse plus qu'honorable.
Comme dit plus haut, ce double live reste le meilleur témoignage de Slayer en public, condensé de furie trash-métal exécuté par des forgerons-orfèvres en la matière.
Il est certain que cela ne concerne qu'un échantillon de la population, mais cette petite communauté, dont je me
targue de faire partie, adoreront cette grand-messe qui n'a pas trouvé encore d'équivalent et qui conserve la
première marche du podium.
Définitivement "Immortal Slayer".





