______________________[Comfort In Sound]____________________

Voici l'album le plus célèbre de Feeder, un groupe plutôt confidentiel, "Comfort in sound" sorti en 2002. Comme je vois que certains commencent à froncer les sourcils, je vais vous en dire un peu plus sur ce groupe de rock indépendant britannique formé depuis 1992 tout de même. Le groupe traversait alors une phase un peu difficile, leur batteur Jon Lee ayant mis fin à ses jours peu avant la préparation de cet album. C'est finalement Mark Richardson, ex-batteur de Skunk Anansie, qui lui succédera. Feeder est un groupe largement influencé par le punk et le métal, mais qui ne fera qu'adoucir son propos de disques en disques, au grand désespoir de certains fans. Il faut dire qu'
avec cet opus, cette douceur se faisait de manière plus radicale.

1 Just The Way I'm Feeling
2 Come Back Around
3 Helium
4 Child In You
5 Comfort In Sound
6 Forget About Tomorrow
7 Summers Gone
8 Godzilla
9 Quick Fade
10 Find The Colour
11 Love Pollution
12 Moonshine


Grant Nicholas: Chant, guitare | Taka Hirose: Basse | Mark Richardson: Batterie

L'attaque se fait en douceur avec "Just The Way I'm Feeling".
Ambiance Coldplay, voix plus ou moins éthérée et joli orchestration derrière. Si ce groupe vient du métal il n'en
reste quasiment plus une trace dans leur musique. Quoique... "Come Back Around" risque bien de faire changer d'
avis avec ses grosses pulsations power-pop qui jouent maintenant plus dans le berceau d'un Foo Fighters. "Helium" s'élève un cran au-dessus avec un duo guitare/clavier grondant à l'extrême. Puis à nouveau la mélancolie reprend le dessus pour "Child In You", climat tranquille aux effets electro sensibles. Au premier tiers de ce disque on peut se
dire que Feeder a choisi l'alternance, entre pop et déflagration rock, entre rage et désespoir.
"Comfort In Sound" perdure dans cette voie, en rajoutant du sucre au travers de petites piques electro qui rafraichissent l'écoute en permanence. Le plus beau titre du disque "Forget About Tomorrow" pop légère avec de
très beaux et fins arrangements de cordes puis "Summers Gone", ballade power-pop en acier teinté. Feeder n'ou-
blie pas ses références et envoie un court "Godzilla" sur un peu plus de deux minutes, punk/métal gras du bide et bruyant. Une pause avec le calme "Quick Fade" qui prend sa source directement dans la naïveté d'alcove suggérée par les dessins de fillettes du livret intérieur. Pour affirmer ses talents d'orfêvre mélodiste, Feeder nous sort un super-
be titre de derrière les fagots "Quick fade". "Love Pollution" nage dans un nuage de douceur et "Moonshine" fait
une synthèse parfaite des 11 titres précédents.
"Comfort in sound" est le disque oreiller que le Père Noël aurait du vous amener.
Voilà encore un groupe infiniment peu médiatisé qui pourtant possède tout les talents.
Les alternances entre douceur et force sont bien maitrisées et on se demande encore légitimement pourquoi cette formation est si peu mise en avant.
Espérons que cette chronique leur donnera une place au soleil dans notre hexagone frileux.
comfort in sound feeder
comfort in sound feeder
comfort in sound feeder