____________________[Chinese Democracy]___________________

Autres chroniques:

Use your illusion I (1991)
Use your illusion II (1991)
Des années qu'on n'y croyait plus, que la presse raillait Axl Rose et son fameux "Chinese Democracy" promis
depuis 1997 et qui rend donc cet album le plus attendu de l'histoire du rock. Sans cesse repoussé aux calendes grecques, ce messie sort finalement le 22 novembre 2008 en Europe, un jour avant les US. Mais dévidons le film un peu en arrière: Après "The Spaghetti Incident?" paru en 1993, Axl Rose s'approprie le nom "Guns and Roses" pour être certain de pouvoir mener son projet à bien. L'avenir lui donnera raison puisque tous les membres du groupe s'éparpillent et quittent le navire pour des raisons aussi diverses que variées. Axl Rose reste donc seul maitre à bord
et annonce à la planète terrifiée qu'il va mettre en chantier l'album qui fera trembler le rock sur ces fondations. Ce
qui tremblera en premier sera le compte en banque de la production puisque ce disque coûtera la bagatelle de 20 millions de dollars devenant ainsi le deuxième album le plus cher du monde (le premier restant le "Invincible" du père Jackson culminant à 30 millions de dollars...).

1. Chinese Democracy 4:43
2. Shackler's Revenge 3:36
3. Better 4:58
4. Street of Dreams 4:46
5. If the World 4:54
6. There Was a Time 6:41
7. Catcher in the Rye 5:52
8. Scraped 3:30
9. Riad n' the Bedouins 4:10
10. Sorry 6:14
11. I.R.S 4:28
12. Madagascar 5:37
13. This I Love 5:34
14. Prostitute 6:15


L'album ne se vendit pas dans les proportions attendues même si à ce jour, sept millions de copies se sont
écoulées. Le soufflé tant espéré retombera très vite et une semaine après sa sortie, on ne parlait déjà plus de
"Chinese Democracy"... Après quelques bruits de foules et de murmures de voix la chanson-titre "Chinese Democracy" arrive. On a beaucoup parlé du son de cet album qui se révèle effectivement excellent, mais ce pre-
mier titre, honnête au demeurant ne se révèle pas particulièrement génial.

Des sonorités electro voire métal indus apparaissent sur "Shackler's Revenge" donnant une belle couleur à la mu-
sique de Guns and Roses, avec un solo très bien envoyé. La qualité des solis tout au long du disque est d'ailleurs à souligner. Recherche d'architecture plus ou moins complexe, en tout cas rarement entendu sur un disque des Guns "Better" puis une première semi-ballade "Street of Dreams", où la guitare s'adoucie déjà au contact de nappes de violons et d'un piano en bois luxueux et où l'on peut, parfois, pleinement apprécier le côté horripilant de la voix
d'Axl quand il nous la joue doigts dans la prise.Voix qui passera nettement mieux en s'élevant dans les aigus sur
"If the World".

Les ballades, cette fois-ci des vraies, ne manquent pas sur ce disque: "Madagascar", "This I Love" qui atteint des sommets de sucreries, ou encore "Sorry", coûteuse mais efficace. Des petites choses qui oscillent entre groove et rock, "I.R.S" avec toujours ces solis orfèvres qui sont les vraies réussites de ce sixième opus studio de Guns and Roses. Des moments de grands luxes où Axl a mis tout ses sous dans la production "There Was a Time" et d'au-
tres où on s'ennuie ferme, "Prostitute". Un côté parfois populo, voire tâcheron, (les "la la la" de "Catcher in the
Rye"...) puis d'autres plus brefs mais vraiment intenses où l'on retrouve le Guns and Roses de 1991 ("Scraped",
"Riad n' the Bedouins")....

Pas ou peu d'attaques frontales dans ce "Chinese Democracy" de Guns and Roses version 2008 mais un lot un
peu trop important de chanson moyennes et pour quelques-unes, réellement ternes et ennuyeuses. Franchement
pas grand-chose à dire de sympa sur ce disque attendu comme la huitième merveille du monde. Même si "Chinese Democracy" n'a rien d'une grosse bouse, le bruit précédent son arrivée se situe très loin du big-bang et nettement
plus proche du pétard mouillé. Un poil banal et pas à la hauteur de l'attente.
chinese democracy guns and roses
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