____________________[Blood Sugar Sex Magic]_________________

Autres chroniques:

Red hot chili peppers(1983)
Mother's milk (1989)
Le disque de la consécration.
Sorti le même jour que le Nevermind de Nirvana en 1991, les dix-sept titres contenus dans cette cinquième rondelle studio de Red hot chili peppers allait être ni plus ni moins que le meilleur album pondu à ce jour par cette équipe de joyeux riffeurs. Les grands classiques se trouvent réunis ici.
Red hot chili peppers allait également profité du nouveau format CD en bourrant son disque au taquet. Le meilleur
de ce groupe se trouve là et ce n'est pas "Stadium Arcadium" qui démontrera le contraire...

1. The Power of Equality - 4:03
2. If You Have to Ask - 3:37
3. Breaking the Girl - 5:02
4. Funky Monks - 5:23
5. Suck My Kiss - 3:37
6. I Could Have Lied - 4:04
7. Mellowship Slinky in B Major - 4:00
8. The Righteous & The Wicked - 4:08
9. Give It Away - 4:43
10. Blood Sugar Sex Magik - 4:31
11. Under the Bridge - 4:24
12. Naked in the Rain - 4:26
13. Apache Rose Peacock - 4:42
14. The Greeting Song - 3:14
15. My Lovely Man - 4:39
16. Sir Psycho Sexy - 8:17
17. They're Red Hot - 1:44


Démarrage sur bain d'huile avec la litanie "The Power of Equality" qui permet à la fabuleuse rythmique de se mettre
en place. Le groupe n'en fait pas trop, va directement à l'essentiel en proposant un mouvement perpétuel sans faille. Sans rupture "If You Have to Ask" suit le fil groove inspiré du début puis soudain, une pause au milieu du funk ruti-
lant, "Breaking the Girl" dans une étude guitare acoustique et assemblage de flûtes, plus folk que funk. Un moment doux et feutré, un instant de quiétude au milieu du chaos. Reprise d'une ligne claire de funk avec "Funky Monks"
qui joue les prolongations après la fin, puis "Suck My Kiss" dont les breaks furieux de basse/batterie ouvrent des pièges incessants sous les martèlements de la batterie.
En retrait presque avec un mot d'excuse, le lent et calme "I Could Have Lied" sorte de filet ou la guitare acoustique vient se prendre les accords aux murmures d'une basse en forme de masse. "Mellowship Slinky in B Major" roule
sur un bain d'huile soigneusement étalé par la basse, où la batterie fait des ronds dedans, puis plus rock avec du lar-
sen en conserve "The Righteous & The Wicked". Le tube "Give It Away" tourne de manière toujours aussi vice-
larde avec cette basse montante qui accompagne le mouvement d'horlogerie à faire rougir une montre suisse.
"Blood Sugar Sex Magik" dont l'intro servit longtemps de générique aux écrans de M6 repousse les miettes de fu-
sion sous le tapis en faisant rugir un groove hyper efficace où le chant rap de Kiedis prend toute sa valeur. "Under
the bridge" fluide et doux, qui s'écoute presque honteusement tellement c'est beau, comme des gamins supris à regarder par dessus la porte des toilettes, puis "Naked in the Rain" hérissé de breaks violents et enfin "Apache
Rose Peacock" où l'on voit de manière évidente toute l'intelligence de construction des chansons.
L'explosion funk, c'est maintenant avec "The Greeting Song", rapide et à la basse tendue qui finit par faire osciller
les vu-mètres que la batterie met dans le rouge.
Ampli sur 11 et chant collé dans la prise. Coup de frein puis la machine funk se met en branle sur "My Lovely
Man" puis devient grasse et fumeuse sur "Sir Psycho Sexy". Encore une fois, la basse est précieuse, jouant la note juste et ronde là où il faut, au moment où il le faut.
Une dernière déconnade sur "They're Red Hot" et puis s'en vont, insconcients d'avoir mis dans les mains du monde
un disque qui fera date et sonnera à jamais comme une référence au pays de la musique qui roule.
blood sugar sex magic red hot chili peppers
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