__________________[Black Holes And Revelations]_______________
Autres chroniques:
Showbiz (1999)
Origin of symetry (2001)
Hullabaloo (2002)
Absolution (2003)
The Resistance (2009)
Showbiz (1999)
Origin of symetry (2001)
Hullabaloo (2002)
Absolution (2003)
The Resistance (2009)
Après le succès démentiel de Absolution (2003) en 2003, Muse, c'est sûr, allait être attendu au tournant.
Il est diffi-
cile de passer après un album de cette trempe. Muse s'offre en plus une prise de risque monumentale en ne nous resservant pas stricto senso le même album, mais choisi plutôt d'affiner ses nuances et de s'aventurer sur des terres encore inexplorées par le groupe.
Comparer très souvent comme un (sous?) Radiohead, ce que je trouve particulièrement débile dans le sens où la musique de Muse a autant de rapport avec celle de Radiohead que le steack tartare avec la révolution française (quoique...).
Soupçonné d'être un peu orgueilleux et pompant, le trio à fort à faire pour convaincre de sa pertinence. Il y a bien du monde qui aimerait détester Muse. Parce que le groupe a eu un succès quasi immédiat et qu'on trouve toujours çà louche..
Parce qu'ils attirent à eux des adolescentes en pleine montée de sève hormonale..
Parce qu'ils connaissent toujours le même engouement de la part de leur public depuis 4 albums..
Et avec une mauvaise foi hallucinante parce qu'ils ont aussi la capacité de composer des morceaux simples et évi-
dents mais surtout très facile à retenir et qui entraine de suite l'adhésion de tous, au risque d'être taxé de groupe populo.
"Black holes and revelations" reste supérieur à plus de 90 % de la production pop/rock du moment toutes caté-
gories confondues. Chapeau bas messieurs, dont la seule erreur est d'être apprécié du plus grand nombre.
Moment fort dés le début du disque avec "Take a bow", des accents très classiques façon Bach puis les chevaux rythmiques sont lâchés sur une chanson dont l'intensité va aller crescendo jusqu'au paroxysme, rappelant des mom-
ents jubilatoires comme sur l'album précédent. On sent que le groupe cherche à évoluer en tirant le meilleur parti
des machines électroniques qu'ils utilisent. Cela sera vrai pour une moitié de l'album, du moins jusqu'à la cinquième plage.
"Starlight" va continuer en renforçant les aspects électro digne d'un Depeche Mode entré en transe. La voix de Matthew Bellamy, toujours extraordinairement mise en valeur se fait peut-être moins lyrique sur cet album, en tout
cas certainement moins que sur Origin of symetry.
L'album poursuit son petit bonhomme de chemin avec "Supermassive black holes", le tube décliné en radio, pas
mon préféré du disque mais qui tourne néanmoins de bien belle manière. Les détracteurs de Muse se préparent à
haïr cette chanson avant de se rendre compte qu'il la fredonne le matin au levé. "Map of the problematique" nous ramene dans l'ambiance electro-pop du début avec une chanson riche et foisonnante de ces petits riens qui donnent toute sa magie à l'univers de Muse.
"A soldier's Poem" est une belle petit chanson douce et émotive d'un peu plus de deux minutes, avec des choeurs à
la "Queen" du plus bel effet, petite parenthèse avant l'hymne "Invincible", véritable tornade pop, d'une structure étonnante. Facile de constater, que, à la plage 6 de leur album Muse parvient encore à nous surprendre. "Assassin"
et "Exo politics" qui suivent sont deux brûlots pop/rock dans la veine de "Apocalypse please", "Hysteria" ou même "Stockholm syndrome" sur le disque précédent. Des réminiscences typiquement heavy-metal pour ces deux chan-
sons.
La magie opére bien. Certains morceaux ont un premier contact bizarre mais la sauce prend très vite et l'on s'aper-
çoit que l'on ne peut plus s'en passer. L'album se ressent avec les anciens "tics" de Muse et aussi avec de nouvelles approches comme "City of delusion" aux accents très méditérranéens et "Hoodoo" d'un lyrisme classisant, qui lou-
che ostensiblement vers des titres comme "Microcuts" sur Origin of symetry. L'album se referme sur "Knights of Cydonia" chanson épique à la chevauchée sauvage avec une nouvelle fois des choeurs très "Queenesque" qui permettent encore une fois à Muse de changer de direction et de nous surprendre à nouveau.
Voici donc encore un album de Muse qui remplit pleinement son contrat. Nous distraire avec de la belle musique, nous surprendre au détour de petits détails et d'arrangements soignés.
Certains pourront être surpris par le virage électro pris par le groupe. Il reste suffisamment du "vieux" Muse dans
cet album pour contenter tout le monde. Les compos purement rock trouvant naturellement leur place comme "Invincible" ou "Assassin". Un disque raffiné et riche qui ravira le fan et le nouvel auditeur.
1- Take a Bow (4:35)
2- Starlight (4:00)
3- Supermassive Black Hole (3:32)
4- Map of the Problematique (4:18)
5- Soldier's Poem (2:05)
6- Invincible (5:00)
7- Assassin (3:33)
8- Exo-Politiks (3:53)
9- City of Delusion (4:47)
10- Hoodoo (3:42)
11- Knights of Cydonia (6:08)
cile de passer après un album de cette trempe. Muse s'offre en plus une prise de risque monumentale en ne nous resservant pas stricto senso le même album, mais choisi plutôt d'affiner ses nuances et de s'aventurer sur des terres encore inexplorées par le groupe.
Comparer très souvent comme un (sous?) Radiohead, ce que je trouve particulièrement débile dans le sens où la musique de Muse a autant de rapport avec celle de Radiohead que le steack tartare avec la révolution française (quoique...).
Soupçonné d'être un peu orgueilleux et pompant, le trio à fort à faire pour convaincre de sa pertinence. Il y a bien du monde qui aimerait détester Muse. Parce que le groupe a eu un succès quasi immédiat et qu'on trouve toujours çà louche..
Parce qu'ils attirent à eux des adolescentes en pleine montée de sève hormonale..
Parce qu'ils connaissent toujours le même engouement de la part de leur public depuis 4 albums..
Et avec une mauvaise foi hallucinante parce qu'ils ont aussi la capacité de composer des morceaux simples et évi-
dents mais surtout très facile à retenir et qui entraine de suite l'adhésion de tous, au risque d'être taxé de groupe populo.
"Black holes and revelations" reste supérieur à plus de 90 % de la production pop/rock du moment toutes caté-
gories confondues. Chapeau bas messieurs, dont la seule erreur est d'être apprécié du plus grand nombre.
Moment fort dés le début du disque avec "Take a bow", des accents très classiques façon Bach puis les chevaux rythmiques sont lâchés sur une chanson dont l'intensité va aller crescendo jusqu'au paroxysme, rappelant des mom-
ents jubilatoires comme sur l'album précédent. On sent que le groupe cherche à évoluer en tirant le meilleur parti
des machines électroniques qu'ils utilisent. Cela sera vrai pour une moitié de l'album, du moins jusqu'à la cinquième plage.
"Starlight" va continuer en renforçant les aspects électro digne d'un Depeche Mode entré en transe. La voix de Matthew Bellamy, toujours extraordinairement mise en valeur se fait peut-être moins lyrique sur cet album, en tout
cas certainement moins que sur Origin of symetry.
L'album poursuit son petit bonhomme de chemin avec "Supermassive black holes", le tube décliné en radio, pas
mon préféré du disque mais qui tourne néanmoins de bien belle manière. Les détracteurs de Muse se préparent à
haïr cette chanson avant de se rendre compte qu'il la fredonne le matin au levé. "Map of the problematique" nous ramene dans l'ambiance electro-pop du début avec une chanson riche et foisonnante de ces petits riens qui donnent toute sa magie à l'univers de Muse.
"A soldier's Poem" est une belle petit chanson douce et émotive d'un peu plus de deux minutes, avec des choeurs à
la "Queen" du plus bel effet, petite parenthèse avant l'hymne "Invincible", véritable tornade pop, d'une structure étonnante. Facile de constater, que, à la plage 6 de leur album Muse parvient encore à nous surprendre. "Assassin"
et "Exo politics" qui suivent sont deux brûlots pop/rock dans la veine de "Apocalypse please", "Hysteria" ou même "Stockholm syndrome" sur le disque précédent. Des réminiscences typiquement heavy-metal pour ces deux chan-
sons.
La magie opére bien. Certains morceaux ont un premier contact bizarre mais la sauce prend très vite et l'on s'aper-
çoit que l'on ne peut plus s'en passer. L'album se ressent avec les anciens "tics" de Muse et aussi avec de nouvelles approches comme "City of delusion" aux accents très méditérranéens et "Hoodoo" d'un lyrisme classisant, qui lou-
che ostensiblement vers des titres comme "Microcuts" sur Origin of symetry. L'album se referme sur "Knights of Cydonia" chanson épique à la chevauchée sauvage avec une nouvelle fois des choeurs très "Queenesque" qui permettent encore une fois à Muse de changer de direction et de nous surprendre à nouveau.
Voici donc encore un album de Muse qui remplit pleinement son contrat. Nous distraire avec de la belle musique, nous surprendre au détour de petits détails et d'arrangements soignés.
Certains pourront être surpris par le virage électro pris par le groupe. Il reste suffisamment du "vieux" Muse dans
cet album pour contenter tout le monde. Les compos purement rock trouvant naturellement leur place comme "Invincible" ou "Assassin". Un disque raffiné et riche qui ravira le fan et le nouvel auditeur.
1- Take a Bow (4:35)
2- Starlight (4:00)
3- Supermassive Black Hole (3:32)
4- Map of the Problematique (4:18)
5- Soldier's Poem (2:05)
6- Invincible (5:00)
7- Assassin (3:33)
8- Exo-Politiks (3:53)
9- City of Delusion (4:47)
10- Hoodoo (3:42)
11- Knights of Cydonia (6:08)





