______________________[Back To Black]_____________________

Deux albums à son actif, pour celle qu'on a surnommée "La diva soul". La petite Amy débute avec un premier opus "Frank" qui sort en 2003. Mais ce premier effort ne la satisfera qu'à moitié: les mixes et le choix des chansons
opérés par la production ne sont pas à 100% du goût de la demoiselle qui affiche à l'époque seulement 20 prin-
temps. Elle sera plus maitresse des événements sur le second disque (et pour l'instant dernier) paru en 2006 "Back
To Black". Cet album remportera plusieurs prix, un Grammy Award dans la catégorie « Meilleur Album Vocal
Pop » et se vendra également très bien partout. Le mari d'Amy Winehouse est incarcéré à cette époque, et beau-
coup pensent que cette séparation a fortement inspiré la jeune chanteuse dans ses écrits.

1. Rehab 3:35
2. You Know I'm No Good 4:17
3. Me & Mr Jones 2:33
4. Just Friends 3:13
5. Back to Black 4:01
6. Love Is a Losing Game 2:35
7. Tears Dry on Their Own 3:06
8. Wake Up Alone 3:42
9. Some Unholy War 2:22
10. He Can Only Hold Her 2:46


Single récupéré un peu partout "Rehab" met des premières images sur la voix de la petite Amy. Basse moelleuse
sur lit de cuivres rosés "You Know I'm No Good" garde les notions post fifties acquises dans la soul de la
Motown. "Me & Mr Jones" fait défiler des ballets de voitures à larges calandres au sourire carnassier sur fond de néons bleus clignotants. Cette chanson est un cliché à elle seule. Un reggae soul brillant et luxueux "Just Friends", comme si Macy Gray partait en vacances à la Jamaïque.

Malgré l'indéniable grain soul habitant la voix d'Amy, on est loin cependant de la puissance vocale d'une Tina
Turner où même d'une Aretha Franklin pour ne citer que deux immenses symboles soul. C'est ce qui manque par exemple à "Back to Black", titre un peu trop sage, qui aurait mérité d'être un peu plus maltraité. Une pause avec l'innocente ballade "Love Is a Losing Game" puis une soul plus faubourienne sur "Tears Dry on Their Own". Il ne manque que le bruit des klaxons des taxis new-yorkais pour y croire complètement. Le trio de chansons final n'apporte rien de plus à l'histoire. Deux ballades typiques mid-sixties "Wake Up Alone" et "Some Unholy War",
puis quelque chose d'un peu plus sautillant, "He Can Only Hold Her", comme une réponse aux angoisses du mo-
ment de la jeune femme.

Tout çà est bien sympathique mais l'ensemble est tout de même bien mou du genou. Pourquoi, quand les artistes
se mettent à faire du revival soul faut-il toujours que cela soit aussi sage ? A l'instar de Duffy, Amy Winehouse pratique une soul réservée de cartes postales.
Si la diva mettait sa rudesse et sa fureur de vivre au service de sa musique plutôt qu'à celui des tabloïds, nous
aurions droit à un plat plus relevé que cette jolie tambouille passe-partout. Reste un grain de voix étonnant, même
si comme dit plus haut, ce grain aurait tout à gagner à pousser en plante plus vivace.
back to black amy winehouse
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