____________________[Automatic For The People]_______________
Autres chroniques:
Murmur(1983)
Document(1987)
Green(1988)
Out of time(1991)
Monster(1994)
New adventures in hifi(1996)
Up(1998)
Reveal(2001)
Around the sun(2004)
Accelerate(2008)
Murmur(1983)
Document(1987)
Green(1988)
Out of time(1991)
Monster(1994)
New adventures in hifi(1996)
Up(1998)
Reveal(2001)
Around the sun(2004)
Accelerate(2008)
1/ Drive
2/ Try not to breathe
3/ The sidewinder sleeps tonite
4/ Everybody hurts
5/ New Orleans Instrumental No.1
6/ Sweetness follows
7/ Monty got a raw deal
8/ Ignoreland
9/ Star me Kitten
10/ Man on the moon
11/ Nightswimming
12/ Find the river
Enfoncons tout d'abord une porte entrouverte.
R.E.M est composé d'êtres humains normaux, pas des virtuoses de la guitare ni des compositeurs de génie.
Ils ont tracés un chemin patiemment depuis le début des années 1980 puis ont connu une gloire immédiate et une reconnaissance du public avec les deux tubes "Losing my religion" et "Shiny happy people" qui les feront donc mondialement connaitre. Maintenant gros vendeur de disque, R.E.M joue dans la cour des grands et est sorti du carcan folk/rock alternatif pour intellos dans lequel les critiques les ont enfermés depuis des années. En 1992,
R.E.M surfe sur le succès de "Out of time" et doit s'atteler à la difficile suite d'un très bon album. Les traits tirés du chanteur Michael Stipe dues aux tournées marathon du groupe, et la dépression de Peter Buck donnent une idée de ce que traverse le groupe baignant dans cette notoriété toute neuve. La pression est là. Celle des fans, des critiques, de la maison de disque...
Les sessions d'enregistrement de "Automatic for the people" vont s'étaler sur presque six mois. Le groupe essaye
de clarifier les choses, de rendre sa musique plus abordable mais toujours de qualité. "Automatic for the people" va pourtant se construire presque seul, distillant un rock sombre, bien souvent oppressant et neurasthénique.
L'auditeur trop détaché qui écouterait cet album d'une oreille distraite n'y verra sûrement qu'une collection de chansons monotones, graves et dépressives. Chaque joyau noir du disque est pourtant nécessaire à l'édification de
ce beau monument. L'heure est au recueillement et à la réflexion, pour ce disque qui s'écoute à l'aube ou au crépuscule. En plus, il contient l'énorme "Everybody hurts" qui permet de baliser ce disque dans un terrain plus con-
nu. Austère et gris comme une banlieue "Drive" enclenche le disque dans une ambiance brumeuse nimbée d'une lumière de fin du jour, pâle et tremblante, puis deux titres plus ensoleillés "Try not to breathe" et "The sidewinder sleeps tonite", folk/rock et déliés. Le tubesque "Everybody hurts " et ses magnifiques nappes de cordes ne vieillit
pas malgré plus de quinze ans de passages radios intensifs. Ballade à la valse lente, cette chanson reste une des plus belles du groupe.
Elle rassemble autour d'un hymne fédérateur et puissant porté par la voix de Michael Stipe qui atteint des sommets. Un petit instrumental "New Orleans Instrumental No.1" où la guitare est jouée "au volume". Le guitariste effleure les cordes et monte le volume de la guitare, ce qui donne une sonorité glissée et chuintante à la manière d'un archet sur
un violon. Belle pièce folk avec ce "Sweetness follows" à la guitare acoustique légère et aérienne puis virage à 45° avec deux chansons orientées résolument rock:
"Monty got a raw deal" et le puissant "Ignoreland" anti-Reagan et toujours d'actualité, une ballade douce et jazzy
"Star me Kitten" suivi d'une chanson qui allège l'ambiance générale "Man on the moon" et qui permet de décompresser en offrant un refrain jubilatoire et contagieux. Le sombre "Nightswimming" qui annonce l'arrivée du piano nappé des superbes arrangements orchestrés par John Paul Jones (LE John Paul Jones de Led zeppelin qui d'ailleurs officie sur tout le disque) et enfin le reposant "Find the river".
Ce disque risque de ne pas se révéler à la première écoute et peut engendrer de la lassitude si on l'écoute d'une
oreille trop distraite. Il mérite franchement plus que çà, le groupe s'étant démultiplié pour enfin arriver à une musique mure, épaissit d'un mystère qui ne se dévoilera pas sur au moins les six premiers morceaus, la seconde partie du disque étant moins grise.
Cet album a besoin d'écoutes successives et attentives.
Il vous attend.
2/ Try not to breathe
3/ The sidewinder sleeps tonite
4/ Everybody hurts
5/ New Orleans Instrumental No.1
6/ Sweetness follows
7/ Monty got a raw deal
8/ Ignoreland
9/ Star me Kitten
10/ Man on the moon
11/ Nightswimming
12/ Find the river
Enfoncons tout d'abord une porte entrouverte.
R.E.M est composé d'êtres humains normaux, pas des virtuoses de la guitare ni des compositeurs de génie.
Ils ont tracés un chemin patiemment depuis le début des années 1980 puis ont connu une gloire immédiate et une reconnaissance du public avec les deux tubes "Losing my religion" et "Shiny happy people" qui les feront donc mondialement connaitre. Maintenant gros vendeur de disque, R.E.M joue dans la cour des grands et est sorti du carcan folk/rock alternatif pour intellos dans lequel les critiques les ont enfermés depuis des années. En 1992,
R.E.M surfe sur le succès de "Out of time" et doit s'atteler à la difficile suite d'un très bon album. Les traits tirés du chanteur Michael Stipe dues aux tournées marathon du groupe, et la dépression de Peter Buck donnent une idée de ce que traverse le groupe baignant dans cette notoriété toute neuve. La pression est là. Celle des fans, des critiques, de la maison de disque...
Les sessions d'enregistrement de "Automatic for the people" vont s'étaler sur presque six mois. Le groupe essaye
de clarifier les choses, de rendre sa musique plus abordable mais toujours de qualité. "Automatic for the people" va pourtant se construire presque seul, distillant un rock sombre, bien souvent oppressant et neurasthénique.
L'auditeur trop détaché qui écouterait cet album d'une oreille distraite n'y verra sûrement qu'une collection de chansons monotones, graves et dépressives. Chaque joyau noir du disque est pourtant nécessaire à l'édification de
ce beau monument. L'heure est au recueillement et à la réflexion, pour ce disque qui s'écoute à l'aube ou au crépuscule. En plus, il contient l'énorme "Everybody hurts" qui permet de baliser ce disque dans un terrain plus con-
nu. Austère et gris comme une banlieue "Drive" enclenche le disque dans une ambiance brumeuse nimbée d'une lumière de fin du jour, pâle et tremblante, puis deux titres plus ensoleillés "Try not to breathe" et "The sidewinder sleeps tonite", folk/rock et déliés. Le tubesque "Everybody hurts " et ses magnifiques nappes de cordes ne vieillit
pas malgré plus de quinze ans de passages radios intensifs. Ballade à la valse lente, cette chanson reste une des plus belles du groupe.
Elle rassemble autour d'un hymne fédérateur et puissant porté par la voix de Michael Stipe qui atteint des sommets. Un petit instrumental "New Orleans Instrumental No.1" où la guitare est jouée "au volume". Le guitariste effleure les cordes et monte le volume de la guitare, ce qui donne une sonorité glissée et chuintante à la manière d'un archet sur
un violon. Belle pièce folk avec ce "Sweetness follows" à la guitare acoustique légère et aérienne puis virage à 45° avec deux chansons orientées résolument rock:
"Monty got a raw deal" et le puissant "Ignoreland" anti-Reagan et toujours d'actualité, une ballade douce et jazzy
"Star me Kitten" suivi d'une chanson qui allège l'ambiance générale "Man on the moon" et qui permet de décompresser en offrant un refrain jubilatoire et contagieux. Le sombre "Nightswimming" qui annonce l'arrivée du piano nappé des superbes arrangements orchestrés par John Paul Jones (LE John Paul Jones de Led zeppelin qui d'ailleurs officie sur tout le disque) et enfin le reposant "Find the river".
Ce disque risque de ne pas se révéler à la première écoute et peut engendrer de la lassitude si on l'écoute d'une
oreille trop distraite. Il mérite franchement plus que çà, le groupe s'étant démultiplié pour enfin arriver à une musique mure, épaissit d'un mystère qui ne se dévoilera pas sur au moins les six premiers morceaus, la seconde partie du disque étant moins grise.
Cet album a besoin d'écoutes successives et attentives.
Il vous attend.





