__________________________[Aqualung]_______________________

Autres chroniques:

This was (1968)
Stand up (1969)
Benefit (1970)
Thick as a brick (1972)
Songs for the woods (1977)
Original masters (1985)
Nightcap (1993)
"Aqualung" est sans doute le meilleur album de Jethro Tull et sort en 1971 juste après Benefit (1970).
Il restera pour tous les fans, LE disque de référence du groupe.

1) Aqualung (6'43)
2) Cross-eyed mary (4'07)
3) Cheap day return (1'21)
4) Mother choose (3'50)
5) Wond'ring aloud (1'53)
6) Up to me (3'13)
7) My god (7'08)
8) Hymn 43 (4'15)
9) Slipstream ( 1'11)
10) Locomotive breath (4'23)
11) Wind up (6'01)


"Aqualung" entame ce voyage au pays du rock médiéval. Titre complet abordant diverses ambiances dont les superbes solos de Martin Barre, guitariste émérite et envié par ses pairs. Au sein d'un même titre le Tull réussi à
faire côtoyer le rock et les situations plus intimistes. Du bel ouvrage et un titre qui fera le tour de la planète rock progressive.

"Cross-eyed mary" explore un univers plus mystérieux où la flûte de Ian Anderson fait une première apparition. Un rock soutenu et terreux la suit. Elle s'entremêle étroitement à la guitare pour un solo chacun, courts mais joliment illustrés. Après le bref intermède guitare/voix "Cheap day return", "Mother choose" tisse une toile folk sur un métier médiéval en accordant de l'attention à un quatuor flûte/voix/guitare acoustique/percussions rejoint en dernier lieu
par un ou deux traits de guitare branchée à l'ampli.

Joli et fleuri.
Retour au minimalisme pour une courte ballade guitare/voix "Wond'ring aloud" exécutée en moins de deux minutes. L'apparition d'un piano et d'une petite section de cordes donnent une jolie couleur à cet habile petit titre. Du pur bonheur auditif.

Quelques rires d'habitués de taverne ouvre "Up to me" entraîné par une jolie flûte et un piano adulte. L'ensemble sonne à nouveau très folk, avec çà et là des touches d'électricité apportées par une guitare murmurante. "My god" après une intro superbe à la guitare acoustique, est habitée par la voix mystérieuse de Ian Anderson et par un piano sévère. Le climat rappelle le titre d'ouverture "Aqualung". Flûte et guitare se volatilisent avec une mélodie magni-
fique où des chœurs graves et masculins instaure une ambiance de ruelles médiévales noircies par la fumée de feux allumés par la musique. "Hymn 43" plus rock creusera plus profond sur une partoche classique mettant toujours en avant un beau piano bien présent. Un moment fort et exaltant suivi par le très court "Slipstream" survolé par des violons célestes qui lui-même laisse sa place au plus que célèbre "Locomotive breath" repris par un nombre incro-
yable de groupe qu'ils soient progressif ou pas.(Cf la reprise de W.A.S.P).

Intro piano jazz, puis la chanson prend forme en mêlant tout un potentiel d'instruments dont une guitare étouffée ou hyper ventilée selon les humeurs.

"Wind up" reprend la mélodie là où "Aqualung" l'a laissé afin de clore le dernier chapitre de ce superbe opus.

Tous les instruments sont à l'honneur dans ce titre qui nous fait quitter à regret cet univers.

Du royal, du grand art, de la magie et un chef-d'œuvre pour finir.

"Aqualung" est le meilleur de tous les albums de Jethro Tull toute époque confondue.
A consommer sans modération aucune avec un plaisir sans cesse renouvelé.
Indispensable.
aqualung jethro tull
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