_________________________[Antipop]________________________

Formé en 1984 à San Francisco, les américains de Primus donnent dans une fusion impeccable, mélange savant de funk, métal et jazz. Virtuose, le bassiste du trio, Les Claypool, est la figure de proue du groupe et assure aussi le chant. La musique de Primus ressemble beaucoup par certains côtés à celle d'Infectious Grooves ou à Limp Bizkit pour d'autres. En 1999, avant d'attaquer un nouveau millénaire, Primus sort son septième album "Antipop". Des
noms prestigieux de musiciens gravitent autour de la fabrication de cet album: on cite facilement Tom Morello (Rage against the machine et futur Audioslave), James Hetfield (Metallica), Fred Durst (Limp Bizkit) qui tiendront la gui-
tare sur quelques titres et Tom Waits qui joue là dans une cour radicalement différente de la sienne. Autant dire que
ce disque ne sent pas vraiment la réunion de bouseux.

Line-up Primus en 1999:

Les Claypool : basse et chant
Larry LaLonde guitare
Brian Mantia : batterie

1) "Intro" (0:17)
2) "Electric Uncle Sam" (2:55)
3) "Natural Joe" (4:12)
4) "Lacquer Head" (3:49)
5) "The Antipop" (5:33)
6) "Eclectic Electric" (8:34)
7) "Greet the Sacred Cow" (5:10)
8) "Mama Didn't Raise No Fool" (5:04)
9) "Dirty Drowning Man" (4:48)
10) "Ballad of Bodacious" (3:28)
11) "Power Mad" (3:42)
12) "The Final Voyage of the Liquid Sky" (5:39)
13) "Coattails of a Dead Man" (3:41)

Bonus track : "The Heckler" (6:16)


Courte intro au son d'un vieux mellotron fatigué (joué par Waits), puis quelque part entre Infectious Grooves et
Red Hot Chili Peppers surgit "Electric Uncle Sam". A ranger dans la même case d'une fusion maltraitée avec soin, "Natural Joe". Ces présentations terminées, Primus donne un aperçu de sa palette sonore avec le très groove "Lacquer Head", le métallique "The Antipop" dans la catégorie des plus de 90 kg, et "Eclectic Electric" qui, sur
près de neuf minutes va toucher un registre planant, piquant même au passage la basse de "One of these days" de leurs lointains même pas cousins mais confrères Pink Floyd.

L'excellente basse slappée fait tourner le mouvement d'horlogerie de "Greet the Sacred Cow" juste après l'appel
d'un muezzin invitant les fidèles à se repaitre d'un funk bien gras. "Mama Didn't Raise No Fool", un brin facile est
un excellent tremplin pour "Dirty Drowning Man", plus véloce. Les amateurs de mise en place rythmique au scalpel seront à la noce. Funk bien huilé avec "Ballad of Bodacious" puis c'est "Power Mad" dans le même registre décontracté. Tout funk plongé dans un liquide...et c'est le cas ici avec "The Final Voyage of the Liquid Sky" dé-
cliné en deux tons, un funk-métal lourd d'un côté, et une licence psychédélique de l'autre. La fin se joue sur
"Coattails of a Dead Man", valse sinistre de fête foraine, avec en fond, le mellotron du début.
Le bonus caché "The Heckler" se révèle quelques secondes après et constitue une quatorzième plage acceptable.

L'aventure continue pour Primus qui sort en septembre 2011 un nouvel opus "Green Naugahyde", de quoi passer l'hiver au chaud et en bonne compagnie.
Antipop Primus
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