______________________[Antichrist Superstar]__________________
Autres chroniques:
Portrait of an american family (1994)
Smells like children (1995)
Mechanical animals (1998)
The last tour on earth (1999)
Holy wood (2000)
The golden age of grotesque (2003)
Eat me drink me (2007)
The high end of low (2009)
Portrait of an american family (1994)
Smells like children (1995)
Mechanical animals (1998)
The last tour on earth (1999)
Holy wood (2000)
The golden age of grotesque (2003)
Eat me drink me (2007)
The high end of low (2009)
Tendez-moi la main je vous emmène.
Nous allons croiser des êtres un peu bizarres aussi mais ne vous inquiétez pas, je suis là. Décollons...
La terre est noire, le ciel aussi. L'atmosphère se charge d'électricité statiques, des formes étranges et informes surgissent devant nous et "Irresponsable hate anthem" telle une déflagration sonique, traverse le ciel au-dessus de
nos têtes.
Le coup porte, nous ne nous y attendions pas. Nous subissons les assauts d'une voix surgie des ténèbres où elle se terrait auparavant. Cette chanson est noire comme la suie, vénéneuse, terriblement nocive. Le mur de guitare qui la soutient est scellé par nos peurs et nos cauchemars. La chanson nous lâche à regret, dans un dernier soupir brûlant.
Une rythmique tribale se fait entendre de droite et de gauche au moment où nous gravissons une montagne jonchée d'ossements sous un ciel bas, noir et rouge. Des choeurs sinistres s'élèvent de toutes parts pendant que la voix de la Bête nous chuchote "Beautiful people".
Le Révérend, que nous ne tarderons pas à rencontrer, flotte au-dessus de la mêlée noirâtre, en affichant un visage livide, quasi transparent, la peau squameuse déjà gagnée par l'humidité et un oeil dont on ne voit que la sclérotique, blanche comme un linceul. La Bête nous assènera un "Dried up, tied and dead to the world" rampant, nous sentons des filaments humides d'antennes d'insectes caverneux nous glisser entre les doigts.
Déjà, une trompette faite de corne, jouée par une créature aux ongles noirs et cassés sonne la fin du premier cycle
de l'initiation baptisée "The heirophant".
Cette épreuve se terminera sur la chanson "Tourniquet" qui nous permettra de nous élever au niveau inférieur de l'hébétude extatique. Le deuxième cycle, "Inauguration of the worm" nous attend, on peut le lire en lettres tremblotantes en surimpression sur un miroir où rampe des chenilles pourvues de mains humaines. Le Révérend Manson se rapproche et "Little horn", chanson compacte et puissante nous emmène jusqu'à une salle d'opération sinistre, où des êtres chauves à la blouse blanche sale nous attendent dans un rictus d'agonie qui indique que leur fin est proche.
"Cryptorchid" est un hymne gris et déprimant à la fin duquel s'élévera le son d'une flûte recouverte d'un voile de
crêpe noir. Un rythme martelé sur des enclumes recouvertes de paille scande notre marche robotique au travers
d'un tunnel labyrinthyque où le spectacle de la désolation nous attend avec "Déformography", hymne noir et
violent crachant sa haineuse vérité sur nos frêles carcasses.
"Wormboy" va calmer plus ou moins le jeu mais n'est que l'introduction à l'arrivée du Maitre.
Il nous clame son dégoût dans "Mister Superstar" d'une voix proche d'un râle morbide surpuissant et maitrisé.
"Angel with scabed wings" va sacrifier nos doutes sur l'autel de la raison, et souffler vers nous des bourrasques d'air viciées par des vapeurs d'acides brûlantes. La Bête, dans un geste théâtral sort de derrière une lourde tenture bordeaux sang, un globe oblong transparent contenant les résidus d'un être atrophié et gris aux yeux démesurément grand, dont la pupille occupe la quasi-totalité de la place et qui nous fixe d'une hébétude malsaine, c'est
"Kinderfeld", la noirceur à l'état pur emprisonné par le Révérend pour mieux nous dominer.
La Bête brandit ce monstre comme un trophée et s'envole dans un entrechoc d'os brisés.
Le cycle II est maintenant achevé, il nous reste à effectuer le cycle III de l' initiation "Disintegrator Rising".
Mais pour cela nous devons descendre plus haut encore, afin d'atteindre un niveau de conscience proche de la catalepsie.
Nous refaisons surface à l'air libre et retrouvons cette touffeur maniaque qui coupe la respiration, aperçevant au loin, une horde d'animaux mi-rampants, mi-glissants, reptiliens pour la plupart, le Maitre nous survole et nous effleure de ses doigts moites et glacés, il se place en suspension à quelques mètres au-dessus de nous et nous vomi un bouillon sonore "Antichrist superstar", avant de nous laisser aux prises de son peuple noir et griffus qui tente de nous attirer vers le bas à coup de rafales sonores avec "1996", dressant un mur de décibels entre nous et la liberté que nous essayons maintenant vainement de recouvrer. "Minute of decay" annonce le décompte qui précède la fin ou le début de toutes choses.
Marilyn essaye de nous retenir en se mettant à tournoyer sur lui-même à très grande vitesse, il s'illumine et devient pure énergie, source lumineuse cristallisant tous les maux de cette amérique ratée qu'il abhorre et rejette de tout son être.
Il devient le "Reflecting god", celui dans lequel chacun va tenter de se reconnaitre. Ceci est un piège, ne vous laissez pas convaincre. Nous arrivons à nous arracher à son emprise en quittant cette terre enflammée et maudite. En se faisant plaintif et pitoyable, le Maitre tentera de nous soutirer à la fin d'une spirale bruitiste de "Man that you fear",
en nous promettant ce qu'il ne peut pas tenir.
Nous voici revenu d'un endroit terrible. Nos oreilles bourdonnent encore de cette agression sonore.
Mais rien n'est terminé.
Le disque nous réserve encore une surprise après les plages 17, 18 ,19............97, 98,.... un brouhaha sonore nous indique que le Révérend s'est attaché à nos pas, nous l'avons ramené avec nous, la plage 99 est formelle: Marilyn manson est parmi nous.
1. Irresponsible Hate Anthem - 4:18
2. The Beautiful People - 3:40
3. Dried Up, Tied and Dead to the World - 4:16
4. Tourniquet - 4:30
5. Little Horn - 2:44
6. Cryptorchid - 2:44
7. Deformography - 4:32
8. Wormboy - 3:56
9. Mister Superstar - 5:04
10. Angel With the Scabbed Wings - 3:52
11. Kinderfeld - 4:52
12. Antichrist Superstar - 5:14
13. 1996 - 4:02
14. Minute Of Decay - 4:44
15. The Reflecting God - 5:36
16. Man That You Fear - 6:10
99. Empty Sounds Of Hate
Nous allons croiser des êtres un peu bizarres aussi mais ne vous inquiétez pas, je suis là. Décollons...
La terre est noire, le ciel aussi. L'atmosphère se charge d'électricité statiques, des formes étranges et informes surgissent devant nous et "Irresponsable hate anthem" telle une déflagration sonique, traverse le ciel au-dessus de
nos têtes.
Le coup porte, nous ne nous y attendions pas. Nous subissons les assauts d'une voix surgie des ténèbres où elle se terrait auparavant. Cette chanson est noire comme la suie, vénéneuse, terriblement nocive. Le mur de guitare qui la soutient est scellé par nos peurs et nos cauchemars. La chanson nous lâche à regret, dans un dernier soupir brûlant.
Une rythmique tribale se fait entendre de droite et de gauche au moment où nous gravissons une montagne jonchée d'ossements sous un ciel bas, noir et rouge. Des choeurs sinistres s'élèvent de toutes parts pendant que la voix de la Bête nous chuchote "Beautiful people".
Le Révérend, que nous ne tarderons pas à rencontrer, flotte au-dessus de la mêlée noirâtre, en affichant un visage livide, quasi transparent, la peau squameuse déjà gagnée par l'humidité et un oeil dont on ne voit que la sclérotique, blanche comme un linceul. La Bête nous assènera un "Dried up, tied and dead to the world" rampant, nous sentons des filaments humides d'antennes d'insectes caverneux nous glisser entre les doigts.
Déjà, une trompette faite de corne, jouée par une créature aux ongles noirs et cassés sonne la fin du premier cycle
de l'initiation baptisée "The heirophant".
Cette épreuve se terminera sur la chanson "Tourniquet" qui nous permettra de nous élever au niveau inférieur de l'hébétude extatique. Le deuxième cycle, "Inauguration of the worm" nous attend, on peut le lire en lettres tremblotantes en surimpression sur un miroir où rampe des chenilles pourvues de mains humaines. Le Révérend Manson se rapproche et "Little horn", chanson compacte et puissante nous emmène jusqu'à une salle d'opération sinistre, où des êtres chauves à la blouse blanche sale nous attendent dans un rictus d'agonie qui indique que leur fin est proche.
"Cryptorchid" est un hymne gris et déprimant à la fin duquel s'élévera le son d'une flûte recouverte d'un voile de
crêpe noir. Un rythme martelé sur des enclumes recouvertes de paille scande notre marche robotique au travers
d'un tunnel labyrinthyque où le spectacle de la désolation nous attend avec "Déformography", hymne noir et
violent crachant sa haineuse vérité sur nos frêles carcasses.
"Wormboy" va calmer plus ou moins le jeu mais n'est que l'introduction à l'arrivée du Maitre.
Il nous clame son dégoût dans "Mister Superstar" d'une voix proche d'un râle morbide surpuissant et maitrisé.
"Angel with scabed wings" va sacrifier nos doutes sur l'autel de la raison, et souffler vers nous des bourrasques d'air viciées par des vapeurs d'acides brûlantes. La Bête, dans un geste théâtral sort de derrière une lourde tenture bordeaux sang, un globe oblong transparent contenant les résidus d'un être atrophié et gris aux yeux démesurément grand, dont la pupille occupe la quasi-totalité de la place et qui nous fixe d'une hébétude malsaine, c'est
"Kinderfeld", la noirceur à l'état pur emprisonné par le Révérend pour mieux nous dominer.
La Bête brandit ce monstre comme un trophée et s'envole dans un entrechoc d'os brisés.
Le cycle II est maintenant achevé, il nous reste à effectuer le cycle III de l' initiation "Disintegrator Rising".
Mais pour cela nous devons descendre plus haut encore, afin d'atteindre un niveau de conscience proche de la catalepsie.
Nous refaisons surface à l'air libre et retrouvons cette touffeur maniaque qui coupe la respiration, aperçevant au loin, une horde d'animaux mi-rampants, mi-glissants, reptiliens pour la plupart, le Maitre nous survole et nous effleure de ses doigts moites et glacés, il se place en suspension à quelques mètres au-dessus de nous et nous vomi un bouillon sonore "Antichrist superstar", avant de nous laisser aux prises de son peuple noir et griffus qui tente de nous attirer vers le bas à coup de rafales sonores avec "1996", dressant un mur de décibels entre nous et la liberté que nous essayons maintenant vainement de recouvrer. "Minute of decay" annonce le décompte qui précède la fin ou le début de toutes choses.
Marilyn essaye de nous retenir en se mettant à tournoyer sur lui-même à très grande vitesse, il s'illumine et devient pure énergie, source lumineuse cristallisant tous les maux de cette amérique ratée qu'il abhorre et rejette de tout son être.
Il devient le "Reflecting god", celui dans lequel chacun va tenter de se reconnaitre. Ceci est un piège, ne vous laissez pas convaincre. Nous arrivons à nous arracher à son emprise en quittant cette terre enflammée et maudite. En se faisant plaintif et pitoyable, le Maitre tentera de nous soutirer à la fin d'une spirale bruitiste de "Man that you fear",
en nous promettant ce qu'il ne peut pas tenir.
Nous voici revenu d'un endroit terrible. Nos oreilles bourdonnent encore de cette agression sonore.
Mais rien n'est terminé.
Le disque nous réserve encore une surprise après les plages 17, 18 ,19............97, 98,.... un brouhaha sonore nous indique que le Révérend s'est attaché à nos pas, nous l'avons ramené avec nous, la plage 99 est formelle: Marilyn manson est parmi nous.
1. Irresponsible Hate Anthem - 4:18
2. The Beautiful People - 3:40
3. Dried Up, Tied and Dead to the World - 4:16
4. Tourniquet - 4:30
5. Little Horn - 2:44
6. Cryptorchid - 2:44
7. Deformography - 4:32
8. Wormboy - 3:56
9. Mister Superstar - 5:04
10. Angel With the Scabbed Wings - 3:52
11. Kinderfeld - 4:52
12. Antichrist Superstar - 5:14
13. 1996 - 4:02
14. Minute Of Decay - 4:44
15. The Reflecting God - 5:36
16. Man That You Fear - 6:10
99. Empty Sounds Of Hate





