_____________________[...And Justice For All]__________________
Autres chroniques:
Kill 'em all(1983)
Ride the lightning(1984)
Master of puppets(1986)
Metallica (black album)(1991)
Load(1996)
Reload(1997)
Garage Inc.(1998)
S & M(1999)
St anger(2003)
Some kind of monster(2004)
Death magnetic(2008)
Kill 'em all(1983)
Ride the lightning(1984)
Master of puppets(1986)
Metallica (black album)(1991)
Load(1996)
Reload(1997)
Garage Inc.(1998)
S & M(1999)
St anger(2003)
Some kind of monster(2004)
Death magnetic(2008)
Quatrième album studio du combo trash-metal Metallica "....And justice for all" paru en 1988 est un disque
charnière dans la disco du quartet américain. Considéré par certains comme le meilleur, pour d'autres d'un niveau
de qualité inférieur aux productions antérieures, le disque tranche avec ses prédécesseurs par son côté anti-commercial, anticonformiste. L'austérité et la noirceur qui s'en dégage en feront un album culte par les fans.
Justement ceux qui tourneront le dos à Metallica après la sortie du Black album en 1991. C'est aussi le premier
avec le nouveau bassiste Jason Newsted:
Line-up en 1988:
James Hetfield: Guitare - Chant
Lars Ulrich: Batterie
Kirk Hammett: Guitare
Jason Newsted: Basse
Le discours de "....And justice for all" est très orienté social et politique en laissant les sujets occultes et mystiques à d'autres. La technique de trasheurs "Métalliquienne" est maintenant rôdé. Les riffs de Hetfield et son chant enfiévré,
les coups de boutoir d'Ulrich assortis des solis hallucinatoires de Hammett, avec en prime un nouveau bassiste
plutôt rapidement intégré, montre un achèvement dans l'évolution du groupe qui accède ici à la première marche
du podium de la musique énervée.
1] Blackened 6:40
2] … And Justice for All 9:44
3] Eye of the Beholder 6:25
4] One 7:24
5] The Shortest Straw 6:35
6] Harvester of Sorrow 5:42
7] The Frayed Ends of Sanity 7:40
8] To Live Is to Die 9:48
9] Dyers Eve 5:12
L'intro de "Blackened" fédératrice, connue de tous les thrasheurs du monde, avec sa rythmique à contretemps et
son riff de guitare sur le grill, annonce la couleur: brillant mais sombre. La chanson va entrer tout droit au panthéon
du métal et ceci par la grande porte. La batterie de Lars Ulrich n'a pas encore ce son mat qui sera plus tard une
des marques de fabrique du groupe.
"… And Justice for All" poursuit l'album en frôlant les dix minutes. L'intro particulièrement longue explore plusieurs voies avant de trouver celle qui convient pour déposer le premier couplet. La chanson fait référence au film du
même titre sorti en 1979 avec Al Pacino dont le sujet est la corruption d'un magistrat. "… And Justice for All" est aussi la fin du serment d'allégeance américain:"...one Nation under God, indivisible, with liberty and justice for all."
Le titre foisonnant est parsemé de breaks et frémit de quelques solos de Kirk Hammett. Complet et virtuose.
"Eye of the Beholder" plus anecdotique puis le génial "One". Démarrage tranquille sur des guitares acoustiques
légères puis le titre poursuit sur un rythme de ballade. La seconde partie rapide est une pure merveille et hisse cette chanson parmi les meilleures du disque. "The Shortest Straw" et "Harvester of Sorrow" lente et lourde puis à
nouveau une superbe chanson "The Frayed Ends of Sanity" dont le début, à l'identique de "One" offre des arpèges délicats de guitares entrecroisées. La cavalcade du milieu de morceau, avec la guitare d'Hammett qui passe en
tierce au dessus de celle d'Hetfield, puis en quinte, est un grand moment guitaristique et tout simplement musical. Hommage à Cliff Burton, le bassiste décédé lors de la tournée Master of puppets, "To Live Is to Die" est un instrumental fin, élaboré.
A mon avis supérieur et moins linéaire que l'autre instrumental "Orion" du précédent album, "To Live Is to Die"
s'ouvre et se ferme sur des guitares ensoleillées, chaudes et sensuelles. Dernier reflexe trash avec "Dyers Eve"
rapide, rebondissant au rythme de la double grosse caisse prise de frénésie. Cette chanson n'est pas sans rappeler "Battery" qui ouvrait Master of puppets. A mon avis pas au même niveau que Master of puppets même si au moins
trois titres valent plus que largement le détour.
Metallica signait là sa dernière offensive trash, accueillait un nouveau bassiste, avant de passer à autre chose, trois
ans plus tard avec le Black album.
charnière dans la disco du quartet américain. Considéré par certains comme le meilleur, pour d'autres d'un niveau
de qualité inférieur aux productions antérieures, le disque tranche avec ses prédécesseurs par son côté anti-commercial, anticonformiste. L'austérité et la noirceur qui s'en dégage en feront un album culte par les fans.
Justement ceux qui tourneront le dos à Metallica après la sortie du Black album en 1991. C'est aussi le premier
avec le nouveau bassiste Jason Newsted:
Line-up en 1988:
James Hetfield: Guitare - Chant
Lars Ulrich: Batterie
Kirk Hammett: Guitare
Jason Newsted: Basse
Le discours de "....And justice for all" est très orienté social et politique en laissant les sujets occultes et mystiques à d'autres. La technique de trasheurs "Métalliquienne" est maintenant rôdé. Les riffs de Hetfield et son chant enfiévré,
les coups de boutoir d'Ulrich assortis des solis hallucinatoires de Hammett, avec en prime un nouveau bassiste
plutôt rapidement intégré, montre un achèvement dans l'évolution du groupe qui accède ici à la première marche
du podium de la musique énervée.
1] Blackened 6:40
2] … And Justice for All 9:44
3] Eye of the Beholder 6:25
4] One 7:24
5] The Shortest Straw 6:35
6] Harvester of Sorrow 5:42
7] The Frayed Ends of Sanity 7:40
8] To Live Is to Die 9:48
9] Dyers Eve 5:12
L'intro de "Blackened" fédératrice, connue de tous les thrasheurs du monde, avec sa rythmique à contretemps et
son riff de guitare sur le grill, annonce la couleur: brillant mais sombre. La chanson va entrer tout droit au panthéon
du métal et ceci par la grande porte. La batterie de Lars Ulrich n'a pas encore ce son mat qui sera plus tard une
des marques de fabrique du groupe.
"… And Justice for All" poursuit l'album en frôlant les dix minutes. L'intro particulièrement longue explore plusieurs voies avant de trouver celle qui convient pour déposer le premier couplet. La chanson fait référence au film du
même titre sorti en 1979 avec Al Pacino dont le sujet est la corruption d'un magistrat. "… And Justice for All" est aussi la fin du serment d'allégeance américain:
Le titre foisonnant est parsemé de breaks et frémit de quelques solos de Kirk Hammett. Complet et virtuose.
"Eye of the Beholder" plus anecdotique puis le génial "One". Démarrage tranquille sur des guitares acoustiques
légères puis le titre poursuit sur un rythme de ballade. La seconde partie rapide est une pure merveille et hisse cette chanson parmi les meilleures du disque. "The Shortest Straw" et "Harvester of Sorrow" lente et lourde puis à
nouveau une superbe chanson "The Frayed Ends of Sanity" dont le début, à l'identique de "One" offre des arpèges délicats de guitares entrecroisées. La cavalcade du milieu de morceau, avec la guitare d'Hammett qui passe en
tierce au dessus de celle d'Hetfield, puis en quinte, est un grand moment guitaristique et tout simplement musical. Hommage à Cliff Burton, le bassiste décédé lors de la tournée Master of puppets, "To Live Is to Die" est un instrumental fin, élaboré.
A mon avis supérieur et moins linéaire que l'autre instrumental "Orion" du précédent album, "To Live Is to Die"
s'ouvre et se ferme sur des guitares ensoleillées, chaudes et sensuelles. Dernier reflexe trash avec "Dyers Eve"
rapide, rebondissant au rythme de la double grosse caisse prise de frénésie. Cette chanson n'est pas sans rappeler "Battery" qui ouvrait Master of puppets. A mon avis pas au même niveau que Master of puppets même si au moins
trois titres valent plus que largement le détour.
Metallica signait là sa dernière offensive trash, accueillait un nouveau bassiste, avant de passer à autre chose, trois
ans plus tard avec le Black album.





