__________________________[Amorica]________________________
Autres chroniques:
Shake your money maker (1990)
Southern harmony and musical
companion (1992)
By your side (1999)
Live (2002)
Warpaint (2008)
Shake your money maker (1990)
Southern harmony and musical
companion (1992)
By your side (1999)
Live (2002)
Warpaint (2008)
Très bel album et troisième des Corbeaux, "Amorica" avait la lourde tâche en 1994 de succèder au non moins intéressant Southern harmony and musical companion, autant dire que Black crowes était attendu au tournant aussi bien par les critiques que par les fans, curieux de voir ce que le groupe était capable de faire deux ans après.
Poch-
ette intriguante, avec gros-plan sur un bas-ventre féminin où le persil dépasse du cabas.
Chris Robinson (harmonica, chant)
Rich Robinson (guitare)
Johnny Colt (basse)
Eric Bobo (percussions)
Marc Ford (guitare)
Steve German (batterie)
Eddie Harsch (claviers)
11 + 1 titres de rock sudiste matiné de blues. Si l'album précédent flirtait avec la musique du bayou, celui-ci, plus en demi-teinte se permet des inflexions groove, mises en valeur par la présence plus ou moins évidente d'un Wurlitzer
et d'un orgue Hammond.
Track-list
1. Gone
2. Conspiracy
3. High Head Blues
4. Cursed Diamond
5. Nonfiction
6. She Gave Good Sunflower
7. P. 25 London
8. Ballad in Urgency
9. Wiser Time
10. Downtown Money Waster
11. Descending
Bonus track : Tied up and swallowed
Ouverture avec "Gone" qui continue à faire vivre le rock sudiste des années 1970 avec ses guitares en avant et le chant à la pointe de la maitrise de Chris Robinson. Le rythme hâché et saccadé groove plus que sur les anciens morceaux. "Conspiracy" et son joli solo d'orgue hammond rappelle les bons moments de Southern harmony and musical companion, somme toute la direction musicale entreprise par le groupe n'est pas si éloignée de ce que l'on a déjà pû entendre. Mélangeant diverses influences comme le latin de l'intro au rock du refrain en passant par le
rythm'n blues final, "High Head Blues". Bel exemple de maturité que de pouvoir ainsi fluctué entre divers styles sans tomber dans la caricature. Autre exemple du savoir-composé du Black avec le blues "Cursed Diamond" qui donne envie de se lever tard et de manger des biscottes recouvertes de beurre salé.
Mais si.
En demi-teinte et qui permet d'aller prendre le café dehors assis dans l'herbe "Nonfiction", ballade folk éclairée et ajourée. Un peu de rock tout de même on est aussi là pour çà, avec "She Gave Good Sunflower" puis "P. 25 London" plus court et plus direct mais dans la même mouvance. Comme son nom l'indique "Ballad in Urgency"
creuse un blues profond et décalé puis "Wiser Time" qui colle au précédent par l'intermédiaire d'un subtil jeu de baguettes. Johnny Winter et John Mayall s'invite sur "Downtown Money Waster" folk/blues très roots et puis le sublissime "Descending".
L'utilisation du piano donne toujours une image de sérieux et de professionalisme dans la musique, ce titre n'échappe pas à la règle. Des arpèges boisés du début se dégage une mélodie qui va aller grondante et grandissante jusqu'à l'apothéose finale où le piano reprend la parole pour conclure la chanson de manière mélancolique.
Le bonus-track "Tied up and swallowed" permet de prolonger ce voyage au pays du matin.
Un peu fouillé et fourre-tout il diminue la sensation triste laissée par la chanson d'avant, comme si le groupe ne souhaitait pas finir sur une note trop triste.
Beau, charnel et émouvant, un disque à écouter un matin d'été, mixé avec l'odeur puissante du café.
ette intriguante, avec gros-plan sur un bas-ventre féminin où le persil dépasse du cabas.
Chris Robinson (harmonica, chant)
Rich Robinson (guitare)
Johnny Colt (basse)
Eric Bobo (percussions)
Marc Ford (guitare)
Steve German (batterie)
Eddie Harsch (claviers)
11 + 1 titres de rock sudiste matiné de blues. Si l'album précédent flirtait avec la musique du bayou, celui-ci, plus en demi-teinte se permet des inflexions groove, mises en valeur par la présence plus ou moins évidente d'un Wurlitzer
et d'un orgue Hammond.
Track-list
1. Gone
2. Conspiracy
3. High Head Blues
4. Cursed Diamond
5. Nonfiction
6. She Gave Good Sunflower
7. P. 25 London
8. Ballad in Urgency
9. Wiser Time
10. Downtown Money Waster
11. Descending
Bonus track : Tied up and swallowed
Ouverture avec "Gone" qui continue à faire vivre le rock sudiste des années 1970 avec ses guitares en avant et le chant à la pointe de la maitrise de Chris Robinson. Le rythme hâché et saccadé groove plus que sur les anciens morceaux. "Conspiracy" et son joli solo d'orgue hammond rappelle les bons moments de Southern harmony and musical companion, somme toute la direction musicale entreprise par le groupe n'est pas si éloignée de ce que l'on a déjà pû entendre. Mélangeant diverses influences comme le latin de l'intro au rock du refrain en passant par le
rythm'n blues final, "High Head Blues". Bel exemple de maturité que de pouvoir ainsi fluctué entre divers styles sans tomber dans la caricature. Autre exemple du savoir-composé du Black avec le blues "Cursed Diamond" qui donne envie de se lever tard et de manger des biscottes recouvertes de beurre salé.
Mais si.
En demi-teinte et qui permet d'aller prendre le café dehors assis dans l'herbe "Nonfiction", ballade folk éclairée et ajourée. Un peu de rock tout de même on est aussi là pour çà, avec "She Gave Good Sunflower" puis "P. 25 London" plus court et plus direct mais dans la même mouvance. Comme son nom l'indique "Ballad in Urgency"
creuse un blues profond et décalé puis "Wiser Time" qui colle au précédent par l'intermédiaire d'un subtil jeu de baguettes. Johnny Winter et John Mayall s'invite sur "Downtown Money Waster" folk/blues très roots et puis le sublissime "Descending".
L'utilisation du piano donne toujours une image de sérieux et de professionalisme dans la musique, ce titre n'échappe pas à la règle. Des arpèges boisés du début se dégage une mélodie qui va aller grondante et grandissante jusqu'à l'apothéose finale où le piano reprend la parole pour conclure la chanson de manière mélancolique.
Le bonus-track "Tied up and swallowed" permet de prolonger ce voyage au pays du matin.
Un peu fouillé et fourre-tout il diminue la sensation triste laissée par la chanson d'avant, comme si le groupe ne souhaitait pas finir sur une note trop triste.
Beau, charnel et émouvant, un disque à écouter un matin d'été, mixé avec l'odeur puissante du café.





