________________________[American Idiot]____________________

Autres chroniques:

Dookie (1994)
Insomniac (1995)
En 2004 rien ne va plus. Green Day, bien décidé à repartir au contact du public de Dookie paru déjà il y a dix ans,
en 1994, va frapper un grand coup dans l'ornière du punk-rock américain. Quitte à être un des meilleurs groupes,
du moins un des plus techniques de la scène punk, autant mettre le paquet. La paquet en question s'intitule
"American idiot" et se suit tout au long de ses 13 titres. Pochette noire, une main qui tient une grenade en forme de coeur saignant, le ton est donné. C'est un opéra-punk qui nous attend avec l'histoire de Jesus of Suburbia (Jesus
de la banlieue en quelque sorte..), un jeune de banlieue qui cherche à nourrir sa révolte par des réflexions de rejet
de l'Amérique. George Bush se place en pole position pour en prendre plein la tronche et Green Day sort sa grande oeuvre. Tout le monde est content. Treize titres donc dont deux qui frisent les 10 minutes dans une longue suite de mouvements enchainés. 57 minutes de cavalerie intense et de pause incandescente. Joli travail messieurs.

Billie Joe Armstrong: Chant, guitare
Mike Dirnt: Basse
Tré Cool: Batterie

1. American Idiot
2. Jesus Of Suburbia
3. Holiday
4. Boulevard Of Broken Dreams
5. Are We The Waiting
6. St. Jimmy
7. Give Me Novacaine
8. She's A Rebel
9. Extraordinary Girl
10. Letterbomb
11. Wake Me Up When September Ends
12. Homecoming
13. Whatsername


Condensé d'énergie pure, "American Idiot" track-title de son état, introduit ce bel album avec brio et dans un esprit punk-rock estampillé US de bonne facture. Le son est bien plein, la rythmique est une mécanique bien huilée qui tourne à plein régime. Les paroles militantes donnent déjà le ton corrosif du disque. Près de neuf minutes pour "Jesus of Suburbia", découpé en cinq parties distinctes. Alternance de mouvements précipités ou calmes notamment sur
"City of damned" seconde partie avec l'apparition inopinée d'un piano. Reprise du mouvement punk sur "I don't
care" puis "Dearly beloved" sautillant et léger. "Tales of another broken home" conclue cette série de 5 titres
enchainés mais surtout déchainés. On risque de vite s'habituer à des longs et bons morceaux comme celui-ci. "Holiday" prend quasiment des couleurs pop avec toujours des guitares d'une précision redoutable.
"Boulevard Of Broken Dreams" calme le jeu avec un tempo plus lent et appuyé mais toujours la mélodie qui fait mouche. On se sent plus invités chez les frangins Gallagher que sur un album de punk-rock. Véritable pause sur "Are We The Waiting" puis une brochette de titres en alternance, tour à tour en attaque rangée punk-rock et semi-ballade power-pop. "St. Jimmy" attaquant, "Give Me Novacaine" défenseur, "She's A Rebel" attaquant, "Extraordinary Girl" défenseur, "Letterbomb" attaquant puis enfin "Wake Me Up When September Ends" qui clôt ces montagnes russes.
"Homecoming" second titre ambitieux lorgnant vers les dix minutes dans un feu d'artifice de breaks, d'arrêts, de retours et de virages à 180°, de passages ébouriffants à d'autres plus plombés qui ne sont pas sans rappelés
certaines oeuvres du premier groupe punk recensé: The Who.
"Whatsername" fait presque piteuse figure en regard de cette explosion de couleurs.
La barre a été mise très haute mais Green Day se sort de cette histoire avec les honneurs.
Très bon album au son puissant qui renouvelle le genre et qui met un point final
aux mauvaises langues qui prétendent que les punks ne savent pas jouer.
Non mais.
american idiot green day
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