________________________[American Hifi]_____________________

Premier album au titre éponyme d'un groupe prometteur "American Hifi" sans révolutionner le genre allait en février 2001 apporter sa petite pierre à l'édifice du power-pop. Le quatuor de Boston allait récidiver en 2003 avec The art of losing qui proposait le même travail. Le troisième opus sortira en 2005 "Hearts On Parade". Mais revenons aux origines du groupe, à leurs premiers balbutiements qui, à la première écoute, ressemble fortement à une expression
de talent, ou, dans une moindre mesure, à un devoir de bon élève.

Line-up en 2001:

Stacy Jones: Chant, Guitare
Drew Parsons: Bassiste, Chant
Jamie: Guitare, chant
Brian Nolan: Batterie

Treize titres pour un peu moins de cinquante minutes, la plupart entre trois et quatre minutes, le temps de l'efficacité.
Chaque chanson est un petit tube en puissance, nerveux comme autant de moteurs de voiture de petites cylindrées.

1] Surround 3'12
2] Flavor of the weak 3'09
3] A bigger mood 3'38
4] Safer on the outside 4'02
5] I'm a fool 4'01
6] Hi-fi killer 3'06
7] Blue day 3'33
8] My only enemy 3'27
9] Don't wait for the sun 3'50
10] Another perfect day 3'38
11] Scar 4'03
12] What about today 3'35
13] Wall of sound 5'49


Tour de chauffe et premier tour de piste "Surround" puis deux titres à résonance plutôt juvénile, "Flavor of the weak" et "A bigger mood" avec ses beaux riffs noueux sur les intros de couplets. L'ensemble sonne très générique de série TV ados. Première semi-ballade "Safer on the outside" puis à nouveau deux titres aux refrains sucrés à l'identique des plages 2 et 3, "I'm a fool" et "Hi-fi killer". Si "I'm a fool" perdure dans le sentiment gros riff mais sans tache, "Hi-fi killer" se comporte comme un titre pivot où cette impression s'éloigne pour faire place à quelque chose de plus mature. "Blue day" continue sur cette nouvelle donne et "My only enemy" enfonce le clou en distribuant des grosses beignes de guitares.
Le chant lui-même se durcit, les jolies paroles fleuries se fanent. L'ambiance est devenue beaucoup plus noire et le tout sonne presque métal.
La ballade "Don't wait for the sun" après ce déluge sonore sonne un peu faiblement et surtout parait beaucoup moins inspirée. Le reste de l'album ne retrouvera pas ses instants précieux: "Another perfect day" sonne comme de l'Oasis gentillet, "Scar" et "What about today" explorent toujours cette veine un peu facile. "Wall of sound" qui est peut-être
le plus linéaire termine l'opus en insistant sur la partie instrumentale.
Un disque de début où American Hifi fourbissait ses premières armes.
Un opus de jeunesse pas déplaisant mais à la mélodie un peu facile.
L'ensemble est par contre très bien produit et le son est suffisamment puissant pour faire rappeler quelques bons passages des Foo fighters ou autres combos power-pop.
Autres chroniques:
The art of losing (2003)
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