_________________________[Absolution]_______________________
Autres chroniques:
Showbiz (1999)
Origin of symetry (2001)
Hullabaloo (2002)
Black holes and revelations(2006)
The Resistance (2009)
Showbiz (1999)
Origin of symetry (2001)
Hullabaloo (2002)
Black holes and revelations(2006)
The Resistance (2009)
Deux ans après Origin of symetry, Muse récidive avec ce quatrième opus "Absolution" en 2003. Nous avons affaire
à la même équipe gagnante: Christopher Wolstenhome à la basse, Dominic Howard à la batterie et Matthew James Bellamy au chant, guitares, claviers, piano, arrangements et compositions.
"Absolution" est dans la continuité de Origin of symetry avec juste un peu moins d'emphase et des morceaux plus rentre-dedans. Il n'en reste pas moins un superbe album où nous allons plonger tête baissée. Une intro avec bruit de bottes militaires et un piano magistral démarre à contre-temps sur le rythme imposé par les pas. La voix de Matthew Bellamy est déjà au sommet de sa puissance alors que "Apocalypse please" vient à peine de démarrer. Les roulements sur les toms de Christopher Wolstenhome sont puissants et maitrisés pendant que la basse de Dominic Howard, tour à tour jouée en fondamentale où en arpège véloce attire le morceau vers le bas dans de profondes pulsations.
Ce titre est le premier extrait de "Absolution" et on sent déjà que ce disque va être une petite merveille. "Time is running out" prend la suite avec ses effets scintillants sur la basse, moins carton que la chanson d'avant, le refrain est comme à l'accoutumée chez Muse un vrai bonheur. Après cette tempète musicale, "Sing for absolution" calme déjà
le jeu sur un titre aux arrangements précieux et nervurés.
"Stockholm syndrome" est typiquement pop/rock lorgnant avec beaucoup de grâce vers le heavy-metal avec un fi-
nal que ne renierait pas un groupe comme Black Label Society. Quand Muse se décide à nous la jouer "grosse guitare"
le résultat est toujours à la hauteur de nos espérances. Ca ramone sec au pays du riff qui tue en gardant toujours de
la finesse dans l'interprétation.
Pour reprendre des expressions connues, çà dépote grave et çà envoie du bois.(Cette chanson en concert est un régal...). "Falling away with you" est plus posée, plus dans la veine de ce que sera l'album Black holes and reve-
lations sorti en 2006. Les arrangements sont toujours riches avec au moins cinq oeufs frais au kilo, et l'influence classique de Matthew Bellamy se fait sentir à la pointe de chaque note.
"Interlude" est en fait l'intro à la guitare de "Hysteria", titre très proche de "Stockolm Syndrome" pour la puissance, tout en guitare nerveuse et rythmique plombée par le duo Wolstenhome/Howard qui n'a décidément rien à envier à leur cousins du hard-rock. "Blackout", qui n'a rien à voir avec le titre du même nom de Scorpions, est une jolie val-
se lente aux arrangements délicats, tendue par une voix cosmique et spatialement magique.
On y trouve même au milieu, un chorus de piano issu tout droit d'une partition de Bach ou de Mozart, accompagné par des violons tremblants et baroques. Cette chanson est le "Bohemian rhapsody" de Muse. "Butterfly and hurricanes" se rapproche des morceaux qui cartonnent par sa puissance, impression renforcée avec "The small
print", Muse lâche tout sur cette chanson. Un rythme serré, une guitare rageuse font de ce titre un vrai brûlot d'ail-
leurs transcendé en concert comme la quasi totalité de l'album.
"Endlessly" est peut-être la chanson que j'aime le moins sur ce disque. Elle préfigure avec ses accents techno/pop
ce que sera la moitié de l'album Black holes and revelations sans doute le Muse que j'écoute le moins.
Si il fallait avoir juste un bémol sur ce disque, ce serait certainement celui-là. "Thoughts of a dying atheist" est une petite chanson très rapide, où les breaks et roulements de batterie sont très serrés sur la partoche, tout en nerfs aus-
si, l'énergie positive est là, ce disque est une vraie bouffée d'oxygène.
"Rule by Secrecy" est (malheureusement) le chant du cygne de cet album qu'on aurait aimé avoir double. Le titre démarre sur le chant très aérien de Matthew mis en valeur par des arrangements très classiques. Chanson très cal-
me où la tension montre crescendo sur le modèle de "Mégalomania" ou bien "Microcuts" sur l'album précédent.
Le disque se finit sur un murmure, voire un bruissement de notes qu'on entend filer à regret.
Muse nous livre là un opus magnifique tout en couleurs mélangées, avec un dosage très savant de violences et de rèverie.
N'en déplaise à certains, Muse possède un énorme potentiel et un talent qui leur permettra, j'en suis sûr, de devenir
un des groupes majeurs de la décennie.
Au contraire d'autres combos encensés par la critique qui se révèle au final aussi excitant qu'une blaque de Guy Montagné ou que la page "culotte" de la Redoute.
1-Intro – 0:22
2-Apocalypse Please – 4:12
3-Time Is Running Out – 3:56
4-Sing for Absolution – 4:54
5-Stockholm Syndrome – 4:58
6-Falling Away with You – 4:40
7-Interlude – 0:37
8-Hysteria – 3:47
9-Blackout – 4:22
10-Butterflies and Hurricanes – 5:01
11-The Small Print – 3:28
12-Endlessly – 3:49
13-Thoughts of a Dying Atheist – 3:11
14-Ruled by Secrecy – 4:54
à la même équipe gagnante: Christopher Wolstenhome à la basse, Dominic Howard à la batterie et Matthew James Bellamy au chant, guitares, claviers, piano, arrangements et compositions.
"Absolution" est dans la continuité de Origin of symetry avec juste un peu moins d'emphase et des morceaux plus rentre-dedans. Il n'en reste pas moins un superbe album où nous allons plonger tête baissée. Une intro avec bruit de bottes militaires et un piano magistral démarre à contre-temps sur le rythme imposé par les pas. La voix de Matthew Bellamy est déjà au sommet de sa puissance alors que "Apocalypse please" vient à peine de démarrer. Les roulements sur les toms de Christopher Wolstenhome sont puissants et maitrisés pendant que la basse de Dominic Howard, tour à tour jouée en fondamentale où en arpège véloce attire le morceau vers le bas dans de profondes pulsations.
Ce titre est le premier extrait de "Absolution" et on sent déjà que ce disque va être une petite merveille. "Time is running out" prend la suite avec ses effets scintillants sur la basse, moins carton que la chanson d'avant, le refrain est comme à l'accoutumée chez Muse un vrai bonheur. Après cette tempète musicale, "Sing for absolution" calme déjà
le jeu sur un titre aux arrangements précieux et nervurés.
"Stockholm syndrome" est typiquement pop/rock lorgnant avec beaucoup de grâce vers le heavy-metal avec un fi-
nal que ne renierait pas un groupe comme Black Label Society. Quand Muse se décide à nous la jouer "grosse guitare"
le résultat est toujours à la hauteur de nos espérances. Ca ramone sec au pays du riff qui tue en gardant toujours de
la finesse dans l'interprétation.
Pour reprendre des expressions connues, çà dépote grave et çà envoie du bois.(Cette chanson en concert est un régal...). "Falling away with you" est plus posée, plus dans la veine de ce que sera l'album Black holes and reve-
lations sorti en 2006. Les arrangements sont toujours riches avec au moins cinq oeufs frais au kilo, et l'influence classique de Matthew Bellamy se fait sentir à la pointe de chaque note.
"Interlude" est en fait l'intro à la guitare de "Hysteria", titre très proche de "Stockolm Syndrome" pour la puissance, tout en guitare nerveuse et rythmique plombée par le duo Wolstenhome/Howard qui n'a décidément rien à envier à leur cousins du hard-rock. "Blackout", qui n'a rien à voir avec le titre du même nom de Scorpions, est une jolie val-
se lente aux arrangements délicats, tendue par une voix cosmique et spatialement magique.
On y trouve même au milieu, un chorus de piano issu tout droit d'une partition de Bach ou de Mozart, accompagné par des violons tremblants et baroques. Cette chanson est le "Bohemian rhapsody" de Muse. "Butterfly and hurricanes" se rapproche des morceaux qui cartonnent par sa puissance, impression renforcée avec "The small
print", Muse lâche tout sur cette chanson. Un rythme serré, une guitare rageuse font de ce titre un vrai brûlot d'ail-
leurs transcendé en concert comme la quasi totalité de l'album.
"Endlessly" est peut-être la chanson que j'aime le moins sur ce disque. Elle préfigure avec ses accents techno/pop
ce que sera la moitié de l'album Black holes and revelations sans doute le Muse que j'écoute le moins.
Si il fallait avoir juste un bémol sur ce disque, ce serait certainement celui-là. "Thoughts of a dying atheist" est une petite chanson très rapide, où les breaks et roulements de batterie sont très serrés sur la partoche, tout en nerfs aus-
si, l'énergie positive est là, ce disque est une vraie bouffée d'oxygène.
"Rule by Secrecy" est (malheureusement) le chant du cygne de cet album qu'on aurait aimé avoir double. Le titre démarre sur le chant très aérien de Matthew mis en valeur par des arrangements très classiques. Chanson très cal-
me où la tension montre crescendo sur le modèle de "Mégalomania" ou bien "Microcuts" sur l'album précédent.
Le disque se finit sur un murmure, voire un bruissement de notes qu'on entend filer à regret.
Muse nous livre là un opus magnifique tout en couleurs mélangées, avec un dosage très savant de violences et de rèverie.
N'en déplaise à certains, Muse possède un énorme potentiel et un talent qui leur permettra, j'en suis sûr, de devenir
un des groupes majeurs de la décennie.
Au contraire d'autres combos encensés par la critique qui se révèle au final aussi excitant qu'une blaque de Guy Montagné ou que la page "culotte" de la Redoute.
1-Intro – 0:22
2-Apocalypse Please – 4:12
3-Time Is Running Out – 3:56
4-Sing for Absolution – 4:54
5-Stockholm Syndrome – 4:58
6-Falling Away with You – 4:40
7-Interlude – 0:37
8-Hysteria – 3:47
9-Blackout – 4:22
10-Butterflies and Hurricanes – 5:01
11-The Small Print – 3:28
12-Endlessly – 3:49
13-Thoughts of a Dying Atheist – 3:11
14-Ruled by Secrecy – 4:54





