_____________________[A Change Of Seasons]__________________

Sorti en 1995, "A change of seasons" est un curieux album mélangeant compos et reprises. Dream theater se pose comme le chef de file du métal progressif avec cet album très riche et varié. Moins heavy que Train of thought en 2003, cousinant par la même avec un Close to the edge ou un Foxtrot, donc plus progressif qu'agressif. Les protagonistes de ce joli effort sont en 1995:

James LaBrie (Chant)
John Petrucci (Guitare)
Mike Portnoy (Batterie)
Derek Sherinian (Claviers)
John Myung (Basse)

5 titres dont le monumental track-title culminant à lui seul à plus de 23 minutes.
Que dire sur ce titre incroyable qui n'ait pas déjà été dit ? Sept mouvements orchestrés majestueusement. De passages épiques traversés d'éclairs guitaristiques superbes. Des moments acoustiques puis reprise des hostilités
pour un final grandiose et apoplectique. Inutile d'essayer de disséquer un morceau pareil, ce serait comme vouloir tenter d'expliquer "Supper's ready" de Genesis. Il n'y a aucune tentative qui ne soit couronnée de succès dans ce
titre. Tout s'articule autour du talent de compositeurs des 5 musiciens, en osmose totale, immergés dans un bouillon coloré de musique inspirée. La thématique de cet immense morceau est, comme son nom l'indique, une variation autour du temps et des saisons climatiques.
A l'image du petit garçon de la pochette jouant au sable sur une plage de neige, et se figeant sous l'oeil de l'objectif, Dream theater a gardé cette fraicheur des débuts. Ce titre restera comme l'un des plus réussis du combo comme "Metropolis part 1" ou l'immense "Six degrees of inner turbulences".
Mais ce premier titre déjà abordé passons immédiatement à la

1] A change of seasons 23'09
2] Funeral for a friend/Love lies bleeding 10'49
3] Perfect strangers 5'33
4] The rover/Achilles last stand/The song remains the same 7'29
5] The big medley 10'32


La première pièce donc déjà abordée plus haut devait figurer sur l'album "Images and words" mais sa longueur risquant d'alourdir le disque en terme de durée, le groupe décida de le garder dans ses tiroirs pour une exploitation future. Il réalisèrent ce projet avec "A change of seasons" sur lequel il fallait bien rajouter quelque chose car même
si le titre est long, 23 minutes ne sauraient constituer un album.
4 titres en live furent donc mis au bout afin de concocter un album frisant les soixantes minutes. A l'initiative de Mike Portnoy, le groupe officia sur la scène du RONNIE SCOTT'S JAZZ CLUB, et invita quelques confrères heavy-metalleux tels que, Bruce Dickinson (chanteur de Iron Maiden), Steve Howe (guitariste de Yes et d'Asia accessoirement), Steve Hogarth et Steve Rothery (chanteur et guitariste de Marillion) pour un délire en rockeux de tout poils. La prestation de Dream theater est représentée par quelques reprises allant de Deep purple à Pink Floyd en passant par Elton John (!! si,si...) Led Zeppelin ou autre Queen.
"Funeral for a friend/Love lies bleeding" récupère le fan d'Elton John et donne une touche plus heavy à la pop du british. Très agréable. Extrait de l'album de retour de Deep purple en 1984 Perfect strangers ne change pas la face
du monde mais s'écoute sans déplaisir. Belle performance sur le tryptique "The rover/Achilles last stand/The song remains the same" où d'ailleurs "Achilles last stand" sonne presque mieux que l'original.
Dernière offensive live avec "The big medley".
Six morceaux mélangés dans ce medley. Il ne s'agit bien sur que d'extraits.
"In the flesh", reprise du Floyd dans une version un peu académique avec le grain de folie de Waters en moins et
le jeu de batterie presque trop parfait de Portnoy. On sent D.T plus à l'aise sur les titres qui suivent "Carry on wayward son" du brillantissime Kansas ou "Bohemian Rhapsody" de Queen. Suit "Lovin, touchin, squeezin" extrait d'une chanson de Journey, puis le très rythmique "Cruise control" avec un riff dément du non moins génial guitariste Steve Morse et enfin "Turn it on again" de Genesis pour refermer ce catalogue d'échantillons sonores. Bel album en deux parties donc.
Les "découvreurs" de Dream theater peuvent très bien aborder le groupe par cette face qui permet d'entendre toute l'étendue de leurs possibilités.
Original dans la démarche et plutôt classe dans les reprises, un disque pour tous les fans de rock prog
et de musique bien jouée tout simplement.
Autres chroniques:

Awake (1994)
Train of thought (2003)
Octavarium (2005)
Score (2006)
a change of seasons dream theater
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