________________________[666.667 club]_____________________
Autres chroniques:
Veuillez rendre l'âme
(à qui elle appartient) (1989)
Tostaky(1992)
Des visages des figures(2001)
En public(2005)
Veuillez rendre l'âme
(à qui elle appartient) (1989)
Tostaky(1992)
Des visages des figures(2001)
En public(2005)
Les photos intérieures montrent une humanité en état de marche.
Des noirs se baignent dans de l'eau boueuse,
scène de baptème ou des poussettes qui se pressent près d'une banderole. En ville, en vélo ou sur la plage, ces humains s'occupent comme ils peuvent en attendant la fin.
Leur fin.
Sur la première page du livret, un ciel quasiment bleu, duquel Noir Désir peut surveiller le monde où il cultive ses textes et sa musique. Comme ceux de "666.667 club" cinquième album studio paru en 1996.
1. 666.667 Club (3:41)
2. Fin de siècle (5:34)
3. Un jour en France (3:13)
4. A ton étoile (4:27)
5. Ernestine (4:42)
6. Comme elle vient (2:25)
7. Prayer for a wanker (3:09)
8. Les persiennes (4:09)
9. L'homme pressé (3:46)
10. Lazy (5:34)
11. A la longue (4:27)
12. Septembre en attendant (3:01)
13. Song for JLP (2:21)
"666.667 Club", rock instrumental très noir, étranglé par un saxo tout aussi sombre. "Fin de siècle" toujours très
rock, rallume à peu près tous les foyers incandescents, un condensé de colère qui annonce la fin d'une humanité parvenue au bout de son évolution.
"Un jour en France", un jour comme un autre, sans lendemain, mais Noir Désir veille et guide pour ne pas partir à
la dérive sur "A ton étoile". Histoire de fille d'ici ou d'ailleurs, quelle importance, (Ernestine) puis la chanson
punk-rock repris par l'ensemble des formations rock tricolore des garages et des caves de banlieue, "Comme elle vient".
L'anglais donne une nouvelle dimension au rock primaire qui a fait de ce disque son berceau (Prayer for a Wanker). Comme une campagne d'affichage pour l'expulsion de l'air vicié par des cons, le tonitruant "Les Persiennes", mais toujours pas de temps superflu pour "L'Homme pressé" qui mène sa vie comme une affaire qui doit rapporter.
Trainant, "Lazy" expire comme un vieil accordéon oublié dans un coin, dans un rock lent et scellé comme de l'air congelé. Lendemain ensoleillé après une nuit de cauchemars sur "A la longue" où l'harmonica suit les contours
précis du moindre rai de lumière. Puis, "Septembre en attendant".
En attendant la fin.
La fin.
Dernier coup de blues avec "Song for JLP" en bonus pour permettre au Gun Club de reposer en paix jusqu'à la fin.
La fin.
"Nous avons comme à chaque album tenté d'aborder la "montagne" de remerciements par la face Nord,
nous avons eu à subir des conditions climatiques peu clémentes, mais nous avons persévéré pour fina-
lement conclure que le sujet était trop vaste et le massif impossible à vaincre de façon définitive. De nou-
veau au sec, de retour au campement, nous adressons à tout ceux qui savent qu'on
les oublie pas et qu'on les aime un salut aucunement emprunté."
Noir Désir - 1996
scène de baptème ou des poussettes qui se pressent près d'une banderole. En ville, en vélo ou sur la plage, ces humains s'occupent comme ils peuvent en attendant la fin.
Leur fin.
Sur la première page du livret, un ciel quasiment bleu, duquel Noir Désir peut surveiller le monde où il cultive ses textes et sa musique. Comme ceux de "666.667 club" cinquième album studio paru en 1996.
1. 666.667 Club (3:41)
2. Fin de siècle (5:34)
3. Un jour en France (3:13)
4. A ton étoile (4:27)
5. Ernestine (4:42)
6. Comme elle vient (2:25)
7. Prayer for a wanker (3:09)
8. Les persiennes (4:09)
9. L'homme pressé (3:46)
10. Lazy (5:34)
11. A la longue (4:27)
12. Septembre en attendant (3:01)
13. Song for JLP (2:21)
"666.667 Club", rock instrumental très noir, étranglé par un saxo tout aussi sombre. "Fin de siècle" toujours très
rock, rallume à peu près tous les foyers incandescents, un condensé de colère qui annonce la fin d'une humanité parvenue au bout de son évolution.
"Un jour en France", un jour comme un autre, sans lendemain, mais Noir Désir veille et guide pour ne pas partir à
la dérive sur "A ton étoile". Histoire de fille d'ici ou d'ailleurs, quelle importance, (Ernestine) puis la chanson
punk-rock repris par l'ensemble des formations rock tricolore des garages et des caves de banlieue, "Comme elle vient".
L'anglais donne une nouvelle dimension au rock primaire qui a fait de ce disque son berceau (Prayer for a Wanker). Comme une campagne d'affichage pour l'expulsion de l'air vicié par des cons, le tonitruant "Les Persiennes", mais toujours pas de temps superflu pour "L'Homme pressé" qui mène sa vie comme une affaire qui doit rapporter.
Trainant, "Lazy" expire comme un vieil accordéon oublié dans un coin, dans un rock lent et scellé comme de l'air congelé. Lendemain ensoleillé après une nuit de cauchemars sur "A la longue" où l'harmonica suit les contours
précis du moindre rai de lumière. Puis, "Septembre en attendant".
En attendant la fin.
La fin.
Dernier coup de blues avec "Song for JLP" en bonus pour permettre au Gun Club de reposer en paix jusqu'à la fin.
La fin.
"Nous avons comme à chaque album tenté d'aborder la "montagne" de remerciements par la face Nord,
nous avons eu à subir des conditions climatiques peu clémentes, mais nous avons persévéré pour fina-
lement conclure que le sujet était trop vaste et le massif impossible à vaincre de façon définitive. De nou-
veau au sec, de retour au campement, nous adressons à tout ceux qui savent qu'on
les oublie pas et qu'on les aime un salut aucunement emprunté."
Noir Désir - 1996





