_______________________[36 Grands Succès]___________________

Autres chroniques:

Dutronc au casino (1992)
Brèves rencontres (1995)
Jacques Dutronc en 36 titres sur deux CDs. Pas tout Dutronc mais les premières années seulement. Une pochette
un brin vieillotte comme on pouvait en découvrir lorsqu'on fouillait dans les disques de nos parents, montrant un
jeune Dutronc souriant, un verre à la main, éternel dandy et une bonne impression de départ au vu des titres pro-
posés. Les grands canons sont présents comme "Il est cinq heures, Paris s'éveille", "La fille du Père Noël" ou "Les Cactus" mais aussi les grandes crétineries qui sont juste là pour occuper du sillon et que nous découvrirons plus tard.

1) Et moi, et moi, et moi
2) J'ai mis un tigre dans ma guitare
3) Mini, Mini, Mini
4) Les gens sont fous, les temps sont flous
5) Les plays-boys
6) Sur une nappe de restaurant
7) On nous cache tout, on nous dit rien
8) La fille du Père Noël
9) Les cactus
10) La compapade
11) L'opération
12) L'espace d'une fille
13) J'aime les filles
14) Les petites annonces
15) L'idole
16) J'ai tout lu, tout vu, tout bu
17) La publicité
18) Les rois de la réforme


1) Le plus difficile
2) Hippie, hippie, hourrah
3) Il est cinq heures, Paris s'éveille
4) L'augmentation
5) Comment elles dorment
6) Fais pas ci, fais pas ca
7) Le courrier du coeur
8) Ca prend, ca n'prend pas
9) La métaphore
10) Les métamorphoses
11) L'opportuniste
12) La leçon de gymnastique du professeur Dutronc
13) Amour, toujours, tendresse, caresse
14) Transes-dimanche
15) A tout berzingue
16) Le roi de la fête
17) Proverbes
18) Le mythofemme

Les chansons du premier CD sont répertoriées de 1966 pour les douze premières et de 1967 pour le reste. Atta-
que virulente avec le trio de tête "Et moi, et moi, et moi", "J'ai mis un tigre dans ma guitare" et "Mini, Mini, Mini". Chant monocorde et rock minimaliste sautillant sur trois accords. Petite critique acerbe de la société sur "Les gens sont fous, les temps sont flous" puis "Les plays-boys" au jazz plaisant. Cette fois-ci, Jacques Dutronc utilise sa jolie voix au vibrato rapide. Socialement plus engagée sur "Sur une nappe de restaurant" et "On nous cache tout, on nous dit rien" où le thème de la précarité et de la différence de classe revient souvent. Deux tubes incontournables "La
fille du Père Noël" et "Les cactus" puis deux débilités sur lesquelles nous passerons rapidement, "La compapade" et "L'opération".
Un peu de tendresse sur "L'espace d'une fille" puis à nouveau un énorme tube "J'aime les filles" chantée d'une voix parfois suraigüe. "Les petites annonces" qui nous promettent toujours plus et mieux puis "L'idole" où les affres de la starisation. "J'ai tout lu, tout vu, tout bu" et sa minute et trente-huit secondes, "La publicité" rock rageur presque
punk avant l'heure puis "Les rois de la réforme" qui ne veulent pas partir sous les drapeaux. Petit mélange sympa-
thique où il me semble que le charme provient plus du détachement avec lequel Jacques Dutronc aborde ses textes que d'une réelle prouesse artistique.

Les chansons du second CD sont répertoriées de 1967 pour les deux premières et de 1968 pour le reste. Déga-
geons d'entrée les titre dits "crétins" et n'offrant que l'excuse d'appartenir à un autre temps où il fallait faire rigoler coûte que coûte. "Hippie, hippie, hourrah", "La leçon de gymnastique du professeur Dutronc", "Le roi de la fête". Mettons de côté également les chansons sentimentalo-comiques comme "Le plus difficile", "Comment elles
dorment", "Le courrier du coeur", "Amour, toujours, tendresse, caresse" avec une ambiance latino qui tranche un
peu, "Le mythofemme" nettement plus enlevé. Outre les quelques curiosités que nous aborderons ci-après, mentionnons également les deux tubes, "Il est cinq heures, Paris s'éveille", un état des lieux du Paris au petit matin
et "L'opportuniste", toujours brillant d'actualité.
On est en 1968 et Jacques Dutronc habille sa musique de blues comme "Fais pas ci, fais pas ca" court et rapide, et
le superbe "Ca prend, ca n'prend pas" aux retranchements blues bien dans l'époque. "L'augmentation" qui tourne sur une guitare limite heavy puis deux titres aux mélodies très soignées, l'une rappelant les oeuvres de Serge Gainsbourg "La métaphore", et l'autre plus proche de Michel Polnareff ambiance "Le bal des lazes" sur le glacé "Proverbes". Pêle-mêle quelques titres sympatoches comme "Les métamorphoses" très pop post-sixties, "Transes-dimanche"
gentil jeu de mots et gentille attaque contre les lecteurs du journal, "A tout berzingue" en jazz manouche façon
Django.
Une deuxième galette plus variée avec cette approche fin sixties qui sied plutôt bien à notre Jacques Dutronc hexagonal.
Bon voyage avec Dudu donc.
36 titres en sa compagnie avec les tubes, les chansons un peu débiles, et les curiosités à découvrir.
Une bonne récréation entre deux guerres ou deux mouvements sociaux.
36 grands succès jacques dutronc
36 grands succès jacques dutronc
36 grands succès jacques dutronc
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