__________________________[2112]___________________________
Rush est un groupe plus qu'injustement méconnu en France alors qu'il est l'auteur de plus de 25 albums depuis l'aube des années 1970.
Formation canadienne, Rush développe très tôt une prédilection pour un rock progressif très
raffiné et techniquement imparable. Le line-up du groupe ne connut quasiment pas de changement et ils gardèrent cette formule du trio qui leur sied à merveille:
Geddy Lee: Chant, synthétiseur, basse
Alex Lifeson: Guitare
Neil Peart: Batterie
"2112" est le quatrième album du groupe et sort en 1976. Ce sera le premier vrai succès commercial de Rush et
aussi la première fois que le groupe utilisera un synthétiseur. Cet opus restera aussi le préféré des fans.
Track-list:
1] 2112 20:34
I) Overture 4:32
II) The Temples of Syrinx 2:13
III) Discovery 3:29
IV) Presentation 3:42
V) Oracle: The Dream 2:00
VI) Soliloquy 2:21
VII) Grand Finale 2:14
2] A Passage to Bangkok 3:34
3] The Twilight Zone 3:17
4] Lessons 3:51
5] Tears 3:31
6] Something for Nothing 3:59
La première plage de plus de 20 minutes est immense et grandiose et se décompose en 7 parties distinctes. Le pro-
pos en est le suivant: un jeune garçon vit sur une planète dirigée par des prêtres sous un régime totalitaire. L'art est interdit. Un jour, le jeune garçon découvre une guitare et transgresse les règles...
Il est certain que le déploiement des forces se fait sur cette longue première plage. La première apparition d'un synthétiseur sur un album de Rush se fera dans la discrétion car excepté quelques modulations sur l'intro "Overture"
le nouvel objet ne fera quasiment pas entendre sa voix sur les autres titres. Après le déluge technique "Overture",
"The Temples of Syrinx", concise et directe affiche une belle sérénité rock. La voix de Geddy Lee n'est pas sans rappeler curieusement celle de Robert Plant, surtout quand elle s'élève dans les aigus. Led Zeppelinien toujours sur "Discovery" qui repose les sens à l'aide d'une très jolie guitare acoustique jouée sous une cascade. "Presentation" rappelle toujours le dirigeable et la fin de "2112" se répand dans divers climats.
"Grand Finale" allume toutes les lumières de la scène pour terminer cette première plage en apothéose dans des remous rock qui frisent le heavy-metal. Difficile de passer après un tel morceau quand les lumières se sont déjà rallumés dans la salle. "A Passage to Bangkok" parait donc moins enflammé. De la douceur avec "The Twilight
Zone" qui rappelle encore l'univers de Led Zeppelin puis un titre plus groove "Lessons".
Le groupe est très à l'aise tant au niveau technique qu'au niveau du son, très novateur pour l'époque. Leur rock progressif ne souffre absolument pas de l'absence de claviers, la guitare souvent épaulée par une seconde, parvient
à créer les climats nécessaires comme sur la très jolie ballade "Tears". "Something for Nothing" conclue l'affaire en restant cohérent avec ce qui précède.
Un disque d'avant-garde.
Rush joue un rock progressif très technique qui ravira les amateurs de musique nerveuse et éclairée.
A découvrir.
raffiné et techniquement imparable. Le line-up du groupe ne connut quasiment pas de changement et ils gardèrent cette formule du trio qui leur sied à merveille:
Geddy Lee: Chant, synthétiseur, basse
Alex Lifeson: Guitare
Neil Peart: Batterie
"2112" est le quatrième album du groupe et sort en 1976. Ce sera le premier vrai succès commercial de Rush et
aussi la première fois que le groupe utilisera un synthétiseur. Cet opus restera aussi le préféré des fans.
Track-list:
1] 2112 20:34
I) Overture 4:32
II) The Temples of Syrinx 2:13
III) Discovery 3:29
IV) Presentation 3:42
V) Oracle: The Dream 2:00
VI) Soliloquy 2:21
VII) Grand Finale 2:14
2] A Passage to Bangkok 3:34
3] The Twilight Zone 3:17
4] Lessons 3:51
5] Tears 3:31
6] Something for Nothing 3:59
La première plage de plus de 20 minutes est immense et grandiose et se décompose en 7 parties distinctes. Le pro-
pos en est le suivant: un jeune garçon vit sur une planète dirigée par des prêtres sous un régime totalitaire. L'art est interdit. Un jour, le jeune garçon découvre une guitare et transgresse les règles...
Il est certain que le déploiement des forces se fait sur cette longue première plage. La première apparition d'un synthétiseur sur un album de Rush se fera dans la discrétion car excepté quelques modulations sur l'intro "Overture"
le nouvel objet ne fera quasiment pas entendre sa voix sur les autres titres. Après le déluge technique "Overture",
"The Temples of Syrinx", concise et directe affiche une belle sérénité rock. La voix de Geddy Lee n'est pas sans rappeler curieusement celle de Robert Plant, surtout quand elle s'élève dans les aigus. Led Zeppelinien toujours sur "Discovery" qui repose les sens à l'aide d'une très jolie guitare acoustique jouée sous une cascade. "Presentation" rappelle toujours le dirigeable et la fin de "2112" se répand dans divers climats.
"Grand Finale" allume toutes les lumières de la scène pour terminer cette première plage en apothéose dans des remous rock qui frisent le heavy-metal. Difficile de passer après un tel morceau quand les lumières se sont déjà rallumés dans la salle. "A Passage to Bangkok" parait donc moins enflammé. De la douceur avec "The Twilight
Zone" qui rappelle encore l'univers de Led Zeppelin puis un titre plus groove "Lessons".
Le groupe est très à l'aise tant au niveau technique qu'au niveau du son, très novateur pour l'époque. Leur rock progressif ne souffre absolument pas de l'absence de claviers, la guitare souvent épaulée par une seconde, parvient
à créer les climats nécessaires comme sur la très jolie ballade "Tears". "Something for Nothing" conclue l'affaire en restant cohérent avec ce qui précède.
Un disque d'avant-garde.
Rush joue un rock progressif très technique qui ravira les amateurs de musique nerveuse et éclairée.
A découvrir.





