___________________________[1916]__________________________

Autres chroniques:

On Parole (1979)
Ace of spades (1980)
No sleep til Hammersmith (1981)
Iron fist (1982)
Another Perfect Day (1983)
Orgasmatron (1986)
Sacrifice (1995)
Douzième album du groupe infernal enfanté par le terrible Lemmy Kilmister "1916" sorti en 1991 allait déconcerter
le fan abreuvé de gros riffs bien gras. On retrouvera bien sur quelques brûlots bien sentis aux effluves de rock de bikers au parfum de cuir et d'huile de vidange mais aussi une ou deux ballades, grande nouveauté sur un album de la tête de moteur. Le headbanger du premier sera surpris, la voisine de palier rassurée par le ralentissement de tempo
de certains titres et ma belle-mère appréciera (peut-être...)les talents cachés de crooner du père Lemmy.

Line-up Motorhead 1991

Lemmy Kilmister: Chant/Basse
Phil Campbell:Guitare
Phil Taylor: Batterie
Wurzel: Guitare

Onze titres tirés au cordeau dont un bel hommage aux Ramones avec la chanson portant leur nom.

1. One to Sing the Blues
2. I'm So Bad (Baby I Don't Care)
3. No Voices in the Sky
4. Going to Brazil
5. Nightmare/The Dreamtime
6. Love Me Forever
7. Angel City
8. Make My Day
9. R.A.M.O.N.E.S.
10. Shut You Down
11. 1916


Si ce nouveau rendez-vous avec les bruyantissimes Motorhead est conforme à nos attentes, Lemmy et sa bande
nous ont concoctés deux ou trois surprises au cours de cet album de trente-neuf minutes. Un bon trois-quart du disque est de l'habituel tonneau : speed, bruyant, offensif et nocif pour la couche d'ozone comme le précise les
notes de pochettes. Des titres rapides et croisés comme "No Voices in the Sky", "Make My Day" ou "Shut You Down" rappelle les meilleurs moments du trio ou quatuor de mauvais garçons. Du rock'n roll aussi, très large et
gras du bide, "Going to Brazil" et l'hommage vite fait bien fait "R.A.M.O.N.E.S." sur lequel il est inutile de
s'étendre plus que de raison.

Considérons maintenant les trois curiosités du disque à commencer par "Nightmare/The Dreamtime". Etrange et glauque, guitares recentrées sur le milieu à la limite de l'étouffement, voix de Lemmy trafiquée et claviers distendus créent une atmosphère que l'on n'avait jamais entendue chez Motorhead.

Flippant.
"Love Me Forever" est une ballade plutôt gentillette mais qui montre que Lemmy peut être aussi autre chose que bourrin. "1916" créera aussi la surprise avec ce climat de fin de bataille, tambour voilé de crêpe, violons (!!) chatoyants, et encore une fois, un Lemmy au bord de l'émotion.

Motorhead étonne.

Ce n'est pas coutume, on avait tant répété que le groupe proposait toujours la même formule qu'il fallait bien un
jour qu'ils nous prennent à revers.

C'est chose faite avec "1916" et la surprise n'est finalement pas si mauvaise.
1916 motorhead
1916 motorhead
1916 motorhead