___________________[12 nouvelles de Brassens]________________

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Maxime chante Brassens.
Ce disque aurait pu s'appeler Maxime chante Brassens.
Mais histoire de donner une touche plutôt optimiste, Maxime intitula l'opus "12 nouvelles de Brassens". L'admiration et le respect que Brassens a engendré chez Maxime le Forestier ont poussé ce dernier à reprendre la totalité du répertoire du chanteur sétois décliné sur plusieurs albums. Déjà, dés la fin des années 70, le Forestier commercia-
lisait "Maxime le Forestier chante Brassens". Puis, seize ans plus tard publiait "Petits bonheurs posthumes (12 nouvelles chansons de Brassens)" qui ne furent jamais enregistrées par le guitariste/poète/chanteur disparu. Cer-
taines étaient même tout simplement inachevées. Sortiront encore en 1998 des albums sous l'appellation "Le
Cahier" puis l'intégrale de tout çà en 2005.

Track-List

1) Entre la rue Didot et la rue de Vanves
2) Jeanne Martin
3) La File indienne
4) Chansonnette à celle qui reste pucelle
5) Honte à qui peut chanter
6) Retouches à un roman d'amour de quatre sous
7) Tant qu'il y à des Pyrenées
8) La Maîtresse d'école
9) La Légion d'honneur
10) Les Châteaux de sable
11) L'Antéchrist
12) L'Orphelin


Il s’en passe des choses "Entre la rue Didot et la rue de Vanves", des histoires d'amour et de vie, des histoires de voyous. Histoire de vie toujours sur "Jeanne Martin" puis une ironie habituelle chez Brassens dans "La File
indienne" où chacun se suit pour le meilleur et pour le pire. Le Forestier s'efface complètement derrière Brassens et
la verve et l'acidité de la plume de ce dernier est toujours un vrai plaisir d'écoute. Les mots roulent, rebondissent et
se bousculent au fil des pensées pas toujours très définies parfois de l'ami Georges.

Un sujet qui a toujours passionné l'artiste Sétois, "Chansonnette à celle qui reste pucelle" puis une réflexion avec "Honte à qui peut chanter" qui amène à ce constat: peut-on chanter dans la tourmente ? Une mélodie étonnante qui tranche avec les habituelles valses du guitariste, "Retouches à un roman d'amour de quatre sous", superbe.

On peut continuer à vitupérer la bêtise et la haine quand celle-ci est séparée de nous dans "Tant qu'il y à des Pyrénées", devenues remparts infranchissables pour les attaques envers les poètes. "La Maîtresse d'école" promet
un baiser à celui qui obtiendra le prix d'excellence, méthode peu usitée mais qui portera ces fruits, puis "La Légion d'honneur" qu'il convient de porter dans la dignité car on ne rigole pas avec ces choses là. "Les Châteaux de sable" éphémères et un retour sur un personnage célèbre dans "L'Antéchrist" où Brassens prêche pour la paroisse du sacrifié.

"L'Orphelin" est à écouter plusieurs fois si on veut bien saisir tout le propos qui se veut à la fois réaliste et confus.
Brassens ressuscité et un Maxime dont le sourire transparait au travers de bien des chansons.

Un moment calme, en retrait de la tourmente quand Maxime chante Brassens, avec juste une guitare et une voix et
des textes toujours autant d'actualité.

Merci Georges et merci Maxime.
maxime chante brassens
maxime chante brassens
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