____________________________[Boces]________________________
Autres chroniques:
Yerself is steam(1991)
Deserter's songs(1998)
All is dream(2001)
The secret migration(2005)
Yerself is steam(1991)
Deserter's songs(1998)
All is dream(2001)
The secret migration(2005)
Bourré d'influences plus complexes les unes que les autres, du free-jazz au trip hop en passant par le jazz, en 1993 Mercury Rev lâchait dans la nature cet album étrange "Boces" aux dix titres raffinés d'un néo-psychédélisme déjanté.
Second album du combo qui n'avait pas encore connu la gloire. Il faudra attendre Deserter's songs en 1998 pour
que Mercury Rev intéresse les critiques qui ne voyaient en eux, à l'époque, qu'une tripotée de doux dingues ravagés de la toiture.
Jonathan Donahue n'est pas encore le chanteur du groupe et se contente de se cacher derrière les amplis sur scène pour éructer des sons bizarres à la guitare. Le chant déstructuré et maladif est assuré par David Baker qui à l'épo-
que, pour mettre du beurre dans les épinards, servait de cobaye à l'industrie pharmaceutique en testant de nouveaux médicaments pas encore sur le marché.
Il laissera tomber Mercury Rev, qui prendra la direction musicale que l'on connaît maintenant, pour divergences artistiques.
David Baker: Chant
Jonathan Donahue: Guitare, chant
Grasshopper: Guitare, basse
Dave Fridmann: Basse
Jimmy Chambers: Batterie
Julie Baker: Violon, chant
J. Burgess: Trombone
C. Gavazzi: Cor anglais
Suzanne Thorpe: Flute
1) Meth of a rockette's kick (10:29)
2) Trickle down (5:04)
3) Bronx cheer (2:49)
4) Boys peel out (4:28)
5) Downs are feminine balloons (6:29)
6) Something for Joey (4:06)
7) Snorry mouth (10:55)
8) Hi-Speed boats (4:00)
9) Continuous drunks and blunders (0:48)
10) Girlfren (4:41)
Début du délire avec "Meth of a rockette's kick", folk rock de dix minutes et plus, dépressif et constamment au
bord de l'hystérie.
La première partie est assez abordable mais la seconde contemple la guitare de laquelle émergent des sons plaintifs
et distordus.
Un coup d'œil sur le livret intérieur permet de voir un texte au propos abscons, d'une cinquantaine de lignes, sans ponctuation.
Fin de cette première partie avec un solo faux de trombone et une conclusion frénétique dans un bordel de couloir d'hôpital psychiatrique. Après deux rocks alternatifs « Trickle down » et « Bronx cheer » dont les chœurs sont
assurés par des types en camisole qui hululent de concert, une pause avec « Boys peel out » singulièrement jazzy. Mercury Rev est très difficile d'accès et il faut pouvoir s'enquiller ces suites d'accords la plupart du temps, volontairement à côté de la plaque. "Downs are feminine balloons" rappelle le Supertramp première époque avec
une flûte qui donne un petit côté hippie à ce folk psychotique. "Something for Joey" est plutôt touffu, avec des gui-
tares hérissons hagardes, pendant que "Snorry mouth" décolle la pulpe du fond, dans une folie de bulles incandescentes qui pétillent comme un Perrier nucléaire.
Asile demandé mais pas politique.
"Hi-Speed boats", assez intéressant, au moins cohérent, puis un petit truc tonitruant parfaitement inutile "Continuous drunks and blunders" sur moins d'une minute de cacophonie. Chant malade sur piano tuberculeux, "Girlfren" qui semble vouloir imploser à chaque instant.
Un album assez extravagant, qui risque de laisser pas mal de monde sur le bord de la route.
L'univers de Mercury Rev première période est peuplé de musique étrange, complètement décalée mais finalement, pas si inintéressante.
Passez votre camisole préférée, et laissez-vous aller.
Second album du combo qui n'avait pas encore connu la gloire. Il faudra attendre Deserter's songs en 1998 pour
que Mercury Rev intéresse les critiques qui ne voyaient en eux, à l'époque, qu'une tripotée de doux dingues ravagés de la toiture.
Jonathan Donahue n'est pas encore le chanteur du groupe et se contente de se cacher derrière les amplis sur scène pour éructer des sons bizarres à la guitare. Le chant déstructuré et maladif est assuré par David Baker qui à l'épo-
que, pour mettre du beurre dans les épinards, servait de cobaye à l'industrie pharmaceutique en testant de nouveaux médicaments pas encore sur le marché.
Il laissera tomber Mercury Rev, qui prendra la direction musicale que l'on connaît maintenant, pour divergences artistiques.
David Baker: Chant
Jonathan Donahue: Guitare, chant
Grasshopper: Guitare, basse
Dave Fridmann: Basse
Jimmy Chambers: Batterie
Julie Baker: Violon, chant
J. Burgess: Trombone
C. Gavazzi: Cor anglais
Suzanne Thorpe: Flute
1) Meth of a rockette's kick (10:29)
2) Trickle down (5:04)
3) Bronx cheer (2:49)
4) Boys peel out (4:28)
5) Downs are feminine balloons (6:29)
6) Something for Joey (4:06)
7) Snorry mouth (10:55)
8) Hi-Speed boats (4:00)
9) Continuous drunks and blunders (0:48)
10) Girlfren (4:41)
Début du délire avec "Meth of a rockette's kick", folk rock de dix minutes et plus, dépressif et constamment au
bord de l'hystérie.
La première partie est assez abordable mais la seconde contemple la guitare de laquelle émergent des sons plaintifs
et distordus.
Un coup d'œil sur le livret intérieur permet de voir un texte au propos abscons, d'une cinquantaine de lignes, sans ponctuation.
Fin de cette première partie avec un solo faux de trombone et une conclusion frénétique dans un bordel de couloir d'hôpital psychiatrique. Après deux rocks alternatifs « Trickle down » et « Bronx cheer » dont les chœurs sont
assurés par des types en camisole qui hululent de concert, une pause avec « Boys peel out » singulièrement jazzy. Mercury Rev est très difficile d'accès et il faut pouvoir s'enquiller ces suites d'accords la plupart du temps, volontairement à côté de la plaque. "Downs are feminine balloons" rappelle le Supertramp première époque avec
une flûte qui donne un petit côté hippie à ce folk psychotique. "Something for Joey" est plutôt touffu, avec des gui-
tares hérissons hagardes, pendant que "Snorry mouth" décolle la pulpe du fond, dans une folie de bulles incandescentes qui pétillent comme un Perrier nucléaire.
Asile demandé mais pas politique.
"Hi-Speed boats", assez intéressant, au moins cohérent, puis un petit truc tonitruant parfaitement inutile "Continuous drunks and blunders" sur moins d'une minute de cacophonie. Chant malade sur piano tuberculeux, "Girlfren" qui semble vouloir imploser à chaque instant.
Un album assez extravagant, qui risque de laisser pas mal de monde sur le bord de la route.
L'univers de Mercury Rev première période est peuplé de musique étrange, complètement décalée mais finalement, pas si inintéressante.
Passez votre camisole préférée, et laissez-vous aller.





