_________________________[Black Ice]_________________________

Après avoir été moult et moult fois annoncé puis sans cesse désavoué ou repoussé, l'année 2008 sera définitivement marquée (ou pas..) par l'événement de carrure internationale; Acdc a sorti un nouveau disque.
8 ans que les écossais/australiens n'avait pas fait parler la poudre après nous avoir en plus laissé tomber avec un disque relativement pourri, le dénommé "Stiff upper lip" (2000).
J'attendis quelques mois pour me procurer le dernier-né, écoutant les avis des uns, des autres. Cet événement fût complètement éclipsé pour moi par le dernier Metallica vers lequel convergeaient toutes mes attentions d'alors.
Puis finalement, par un jour gris de décembre, un peu avant les fêtes, j'achetais la dernière livraison du groupe,
"Black Ice".

1.Rock 'n Roll Train
2.Skies On Fire
3.Big Jack
4.Anything Goes
5.War Machine
6.Smash N Grab
7.Spoiling For A Fight
8.Wheels
9.Decibel
10.Stormy May Day
11.She Likes Rock N Roll
12.Money Made
13.Rock N Roll Dream
14.Rocking All The Way
15.Black Ice


Angus Young : Guitare
Malcolm Young: guitare
Brian Johnson: Chant
Cliff Williams: Basse
Phil Rudd: Batterie

"Rock 'n Roll Train" le single qui à permis d'introduire l'album, est du pur jus hard-rock. On a vraiment l'impression que rien n'a bougé au pays des frères Young tant le climat restitué ressemble de très près au contenu d'un "Back in black (1980)" ou d'un "For those about to rock (1981)".
"Skies On Fire" est fabriqué du même matériau et s'écoute debout et poing levé. La mécanique rythmique
est toujours au top et Phil Rudd est toujours cette horloge indéréglable. "Big jack" débarque avec ses gros muscles
et roule des mécaniques puis "Anything Goes" se comporte comme un extrait d'Aerosmith avec un Brian Johnson
plus glamour que jamais. Curieux titre qui sort un peu de l'habituel hard-blues pratiqué par ces bûcherons australiens. Un "War Machine" qui ressemble furieusement à "Givin' a dog a bone" sur "Back in black" puis un anecdotique titre "Smash N Grab" qui ne vaut que par son refrain à l'invite duquel la semelle se met à scander le rythme.
On attend, peut-être un peu vainement, la chanson qui fera décoller tout çà.
C'est bel et bon mais on retrouve le groupe exactement là où on l'a laissé.
"Spoiling For A Fight" est du style à mettre tout le monde d'accord, d'une simplicité toute redoutable, puis "Wheels"
a ranger au rayon des facilités presque abusives. "Decibel" sera blues et puis c'est tout. Sans véritable surprise mais finalement, on en a pris notre parti. Presque la copie de suite d'accords mille fois entendus "Stormy May Day" se traine un peu, manquant de bravoure et n'invente ni ne fait parler la poudre. "She Likes Rock N Roll" groove un peu et du coup, rafraichit l'ambiance, avec encore une fois une approche à la Aerosmith. La fin est particulièrement
bâclée. "Money Made" mou et lent, caracole dans le vide et "Rock N Roll Dream" s'y précipite, nous laissant songeurs et méditatifs quant aux 14.99 € dépensés. On croirait entendre du de Palmas et j'exagère à peine. Un sursaut de petit bonheur avec "Rocking All The Way" plus mouvementé et un excellent "Black ice" qui conclue
l'affaire avec un peu plus d'enthousiasme.
On a vraiment l'impression de morceaux vite torchés, chacun bouclés entre trois et quatre minutes.
Tout cela sonne véritablement convenu et manque cruellement de "niak".
Finalement ils l'ont fait cet album, et nous, on retourne se mettre "Let there be rock" sur la platine.
Jusqu'à leur prochain réveil...
Autres chroniques:

High Voltage (1976)
Dirty deeds done dirt cheap (1976)
Let there be rock (1977)
If you want blood (you've got it) (1978)
Highway to hell (1979)
Back in black (1980)
For those about to rock (1981)
Jailbreak (1984)
Live (1992)
Stiff Upper Lip (2000)
black ice
black ice
black ice