_________________________[Alchemy]_________________________

Autres chroniques

Dire Straits(1978)
Communiqué (1979)
Love over gold(1982)
On every street(1991)
On The Night(1993)
Après 4 albums studio, Dire Straits s'offrait une sortie en plein air sur le double live "Alchemy" en 1984.
Onze titres répartis sur deux disques pour grosso modo 90 minutes de musique choisie parmi le gratin de ce que ce groupe atypique offrait dans ces années 80 qu'on disaient pauvres musicalement!!
D'aucuns pourraient trouver la longueur des chansons assez inutile mais le groupe s'amuse, cela s'entend et c'est le principal.
De chansons directes et efficaces(Expresso love)aux ouvrages plus complexes(Private Investigations), Dire Straits nous offre un tour d'horizon de ses possibilités et diverses facettes de son talent.

1] Once Upon a Time in The West 13'00
2] Expresso Love 5'44
3] Romeo and Juliet 8'17
4] Love Over Gold 3'27
5] Private Investigations 7'34
6] Sultans of Swing 10'53


1] Two young lovers 4'49
2] Tunnel of love 14'22
3] Telegraph Road 13'42
4] Solid Rock 6'01
5] Going Home - Theme from Local Hero 6'02
Des chansons piochées ici et là dans les quatre premiers opus. Les deux premiers albums sont assez mal représen-
tés avec seulement deux chansons extraites, l'inusable (et c'est mérité) "Sultans of Swing" et "Once Upon a Time in The West" du deuxième album.
Quatre titres issus de "Makin movies", "Expresso Love", "Romeo and Juliet", "Tunnel of love" et "Solid Rock", puis enfin l'album "Love over gold" dont trois des titres sont repris(sur cinq que compte le disque)"Love Over Gold", "Private Investigations" et "Telegraph Road". Les deux titres restants, "Two young lovers" tiré d'un remix "Extended dance play" et "Going Home" BO du film du même nom.
Voilà pour le contenu.
Le contenant, la pochette donc, affiche une guitare sur fond d'une oeuvre empruntée au peintre australien "Brett Whiteley", toile peinte en 1972/1973 et intitulé..."Alchemy".
Intro planante puis Mark Knopfler tel un empereur romain moyen souhaite la bienvenue.
Un clavier flûté puis un éclair bleu acier. La guitare de Mark fait son entrée.
C'est "Once Upon a Time in The West".
Rythmique huilée, instruments posés et maitrise total du sujet. Les chorus de guitares se suivent puis alternance du chant et de la guitare en contrechant.
Knopfler.
La guitare.
Indissociable.
Très rock "Expresso Love" va réveiller votre voisin de palier, dégainant des riffs de guitares épais.
Calme et léger "Romeo and Juliet" est une petite merveille qui prend des dimensions géniales en live. Les flux et re-
flux du titre joué sur des montagnes russes donne à la chanson des éclats de joyaux précieux. Le final se fait sur un accord de clavier haut perché, puis la guitare entame sans transition les premiers accords de "Love Over Gold".
D'un classicisme un peu froid, ce titre n'est pas mon préféré sur l'album du même nom. Il se termine ironiquement
sur le même accord de clavier que le titre précédent en forme de clin d'oeil.

Le public apprécie.
Ambiance d'orage lourde, claviers sombres et graves.
"Private Investigations".
La chanson la plus belle du monde.
Un hymne à la subtilité, au silence, à l'attente.
Le morceau s'installe sur scène et l'univers s'arrête. Le temps se fige, suspendu à la volonté de ces notes magiques.
Suite à cette messe dont le public se réveille abasourdi et déconnecté de la réalité, les accords pressés de "Sultans
of Swing" déboulent dans une démesure de rythme et de roulements de batterie.
De presque trop sage en studio, le titre devient presque épileptique "on stage".
Comme un enfant hyper actif que l'on n'essaierait pas de calmer, "Sultans of Swing" étiré sur presque onze minutes, déploie une paire basse/batterie rendue folle par les phrases de guitares juxtaposées. Une petite période plus calme puis le titre reprend de la vigueur sous les assauts de Mark.
Du lourd.
Ouverture du second tome de ce double avec le bondissant "Two young lovers".
Rock sixties rapide et sautillant, il permet également d'entendre le saxo et la guitare s'échanger obligeamment les
plats, chacun y allant de son petit chorus. L'ensemble tient autant du cirque organisé que du bigband à ressorts avec une préférence pour cette dernière appellation.
Un carrousel de fête foraine "Tunnel of love" complexe et magnifique, avec ses nombreux mouvements est la pre-
mière longue suite de cette seconde galette qui culmine à plus de 14 minutes. La seconde "Telegraph Road" est une petite merveille qui prend un nouvel envol sur scène et une seconde jeunesse. Les périodes de calmes succèdent
aux moments plus étoffés.
Etrangement bancal et pour le coup pas très rock "Solid Rock", joué de manière un peu indifférente n'est pas le
reflet de ce que peut donner le groupe sur scène. Dommage.
Silence quasi religieux puis timidement les premières notes de l'instrumentale "Going Home" font leur apparition.
Après une intro à la guitare acoustique cristalline, le ton monte pour finir par un chorus où la guitare et le saxophone jouent à l'unisson.

Retrouver Dire Straits sur scène est un vrai plaisir.
Certains morceaux, quoique parfois un peu long, sont transcendés et prennent de nouvelles couleurs.
Un concert à écouter et ré-couter, pour en saisir à chaque fois de nouvelles saveurs et de nouvelles sensations.
alchemy dire straits
alchemy dire straits
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