_______________________[ACDC Live 1992]____________________

Il y a des albums, live ou pas, qui imposent le respect.
Ce Live d'ACDC en est un vif exemple, devenu culte parmi les fans et parmi d'autres qui le devinrent après son écoute. Deux disques remplis à ras bord de tous les morceaux mythiques du groupe, assortis d'un son et d'un livret monumental, çà ne se refuse pas.
La dimension prise par le groupe sur scène est immense, et il aura fallu attendre quatorze ans, en fait depuis "If you want blood" en 1978 pour retrouver une galette gravée du fauve sur scène. Musiciens au top, public en délire, classiques qui s'enchainent les uns derrière les autres comme une implacable logique, ce disque sobrement intitulé "Live" fera un carton côté vente en s'écoulant chez nous à un demi-million d'exemplaires la première année de parution. Référence ultime d'ACDC en live, attachez vos ceintures pour un voyage au pays du rock intemporel, du chorus qui flingue et du refrain vengeur.

Set-List :
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CD 1
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1. Thunderstruck
2. Shoot To Thrill
3. Back In Black
4. Sin City
5. Who Made Who
6. Heatseeker
7. Fire Your Guns
8. Jailbreak
9. The Jack
10. Razor's Edge
11. Dirty Deeds Done Dirt Cheap
12. Money Talks


CD2
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13. Hell's Bells
14. Are You Ready
15. That's The Way I Wanna Rock N' Roll
16. High Voltage
17. You Shook Me All Night Long
18. Whole Lotta Rosie
19. Let There Be Rock
20. Bonny
21. Highway To Hell
22. T.n.t.
23. For Those About To Rock (we Salute You)


Mouvement ondulatoire d'un public qui clame son impatience d'une seule voix, "An-gus, An-gus, An-gus" puis
l'intro légendaire de "Thunderstruck" tricotée par maitre Young démarre. Tout y est, jusqu'aux rugissements
d'un Brian Johnson à la voix de gorge puissante. Issu de "Back in black", "Shoot To Thrill" a gardé toute sa
puissance pour la scène. A noter, un jeu de basse plus mélodique que sur la version studio. Un Back in black fracassant suit comme si il n'avait jamais vieilli.
Pas souvent de continuité dans les titres puisqu'ils ont été captés au travers de différents concerts et pas toujours
le même soir. Accords immortels de "Sin city", syncopes et basse en ligne droite. La période de doute est
toujours là, sous les acclamations du public, avant la dure reprise finale. Plus proche dans le temps, "Who made
who", le gimmick tournant de la guitare lead vient rompre la monotonie du début. Le rapide "Heatseeker" prend
le relais jusqu'au bout de la nuit. "Fire your guns", tout en pointillé avant d'attaquer la grosse pièce d'artillerie "Jailbreak" et ses presque 15 minutes. Solo, puis la chanson par elle-même avant une mise en abîme volontaire, simplement soutenue par la grosse caisse. C'est parti pour plusieurs minutes d'un Angus show, d'un Angus seul,
d'un Angus avec sa Gibson noire. Le public est silencieux, suspendu aux six cordes les plus enviées de la planète. Après ce tsunami, un peu de blues bien gagné avec "The Jack" plombé à l'ancienne.
Superbe et sérieux, "The razor edge", tour à tour lourd et aérien, puis souvenirs avec l'excellent "Dirty deeds
done dirt cheap". Ce premier volume se termine avec le sympa "Moneytalks" en forme d'au revoir temporaire.

"Hells bells" débute le second CD avec brio. Douze ans après, les cloches de l'enfer résonnent encore pour le
meilleur et pour le riff.
Grandiose.
Longue plage de plus de dix minutes avec un retour aux sources nécessaire, High Voltage où Brian fait chanter le public sur une série de "High !" à l'identique de Bon quatorze ans auparavant. "You Shook Me All Night Long"
puis une version bien rapide de "Whole Lotta Rosie" compactée sur moins de cinq minutes.
A nouveau une grosse pièce d'artillerie lourde avec "Let There Be Rock" avec un solo immense d'Angus seul
maitre à bord pendant plusieurs minutes d'affilée dans une communion étroite avec le public puis l'hymne écossais "Bonnie", juste pour l'honneur. Highway to hell sortira en single et connaitra une nouvelle vie en radio en faisant (presque) oublier la version studio. "T.n.t." joué comme en 1976 puis la fin,
For those about to rock (we salute you) avec son cortège obligé de canonnades et d'explosions en tous genres.
ACDC livre un live d'anthologie où aucun titre ne fait figure de remplissage.
Indispensable ?
Oui.
Autres chroniques:
High Voltage (1976)
Dirty deeds done dirt cheap (1976)
Let there be rock (1977)
If you want blood (you've got it) (1978)
Highway to hell (1979)
Back in black (1980)
For those about to rock (1981)
Jailbreak (1984)
Stiff Upper Lip (2000)
Black ice (2008)
concert acdc
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